Sénat: la commission d’enquête demande des poursuites contre Benalla et Crase pour « faux témoignage »
La commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour "faux témoignage...

Sénat: la commission d’enquête demande des poursuites contre Benalla et Crase pour « faux témoignage »

La commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour "faux témoignage...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour "faux témoignage" de la part d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase, tous deux en détention provisoire depuis mardi.

Dans une lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, dont l'AFP a eu connaissance mercredi, la commission met également en cause le témoignage de trois hauts responsables à l'Elysée, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne, les soupçonnant d'"omissions, incohérences" et "contradictions".

"Tout témoignage mensonger devant une commission d’enquête parlementaire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d’amende", rappellent dans leur lettre le président de la commission Philippe Bas et les deux corapporteurs, Jean-Pierre Sueur et Muriel Jourda.

Concernant M. Benalla, ancien chargé de mission à l'Elysée, ils estiment que "contrairement à ses affirmations, (il) assurait bien, dans les faits, une fonction de protection rapprochée du chef de l’Etat". Ils épinglent aussi ses déclarations sous serment sur ses passeports diplomatiques.

M. Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et ex-gendarme réserviste en fonction à la présidence de la République, sont aussi soupçonnés d'avoir menti sur le contrat de sécurité privé négocié avec un oligarque russe, Iskander Makhmudov.

Concernant Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée, et le général Lionel Lavergne, chef du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR), la commission estime avoir "bénéficié d’utiles informations" de leur part mais elle a "également mis au jour dans leurs déclarations un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions", est-il indiqué dans la lettre.

Ces trois hauts responsables "ont retenu une part significative de la vérité à la commission", notamment "sur le périmètre de la mission de sécurité exercée par Alexandre Benalla", juge la commission, qui demande au Bureau du Sénat "de saisir le ministère public", qui pourra "procéder aux investigations qu’il jugera opportunes afin de déterminer s’il y a lieu de donner des suites judiciaires à ces déclarations".

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le