sophie_primas_3 (1)

Sénat : le groupe LR désigne Sophie Primas et Mathieu Darnaud vice-présidents, Antoine Lefèvre questeur

Les sénateurs LR ont départagé, lors d’un scrutin interne, les candidats aux postes clefs du Sénat. Une volonté de renouvellement apparaît, alors que Christian Cambon, qui était jusqu’ici à la tête de la commission des affaires étrangères, n’a pas réussi à être élu à la questure.
François Vignal

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Après les socialistes hier, au tour du groupe LR de désigner ses candidats aux postes clefs du Sénat. On parle ici des postes à responsabilités qui sont essentiels dans le fonctionnement de l’institution : bureau du Sénat, présidence des commissions.

Les sénateurs du groupe présidé par Bruno Retailleau ont commencé par les places pour le bureau (questeur, vice-présidents, secrétaires) qui sont réparties proportionnellement entre groupes, avant d’attaquer les présidences des commissions cet après-midi (voir notre article pour voir les candidats).

« Dégagisme »

Le poste de questeur qui revient aux LR était le plus disputé. Il y avait pas moins de cinq candidats pour succéder à Philippe Bas. Ils ont été départagés par un vote à bulletin secret. Et c’est le sénateur LR de l’Aisne, Antoine Lefèvre, qui l’emporte. Ancien maire de la ville de Laon, il est sénateur depuis 2008.

Il a fallu deux tours pour désigner le candidat. Au premier, Antoine Lefèvre a rassemblé 42 voix, Rémy Pointereau 27, Patrick Chaize 26, Anne Chain-Larché 25 et seulement 8 voix pour Christian Cambon. Le « vent de dégagisme », dont parlaient plusieurs sénateurs du groupe, se confirme. Celui qui était depuis 6 ans président de la commission des affaires étrangères a donc subi la volonté de ses collègues de « faire tourner » les postes. Autrement dit, que ce ne soit pas toujours les mêmes. Christian Cambon et Patrick Chaize se sont retirés avant le second tour, où Antoine Lefèvre a été élu avec 69 voix.

Résultat serré entre Sophie Primas et Nadine Bellurot

Les LR héritent de deux postes de vice-présidents du Sénat. Ils ont pour mission de présider la séance à tour de rôle. Ils peuvent aussi avoir des fonctions de représentation et sont chargés de certains dossiers au sein de l’institution. Au poste qui revient à un homme, il n’y avait qu’un seul candidat, désigné par acclamation : c’est Mathieu Darnaud, sénateur de l’Ardèche. Il sera premier vice-président du Sénat. Il a beaucoup travaillé sur les questions liées aux collectivités locales.

Pour le poste de vice-présidente LR, c’est la sénatrice des Yvelines Sophie Primas (voir la photo) qui l’emporte d’une courte tête, par 67 voix contre 60 pour la sénatrice de l’Indre, Nadine Bellurot. La première était depuis 6 ans présidente de la commission des affaires économiques. La règle interne aux LR veut qu’un sénateur ne peut pas faire plus de 6 ans de suite (2 X 3 ans) à un poste à responsabilité.

Un poste de secrétaire de moins pour le groupe LR

Aux postes de secrétaire, les LR perdent un poste du fait du recul du groupe, qui passe de 145 à 133 sénateurs, soit une perte de 12 membres. Le groupe de Bruno Retailleau a donc maintenant 5 secrétaires au lieu de 6. Ont été élus au premier tour Alexandra Borchio Fontimp (92 voix), Philippe Tabarot (92 voix), Catherine Di Folco (83 voix), Marie-Pierre Richer (70 voix). Au second tour, le cinquième poste a été remporté par 64 voix par François Bonhomme contre 58 à Fabien Genet.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Sénat : le groupe LR désigne Sophie Primas et Mathieu Darnaud vice-présidents, Antoine Lefèvre questeur
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le