Sénat : pour son pot de rentrée, LREM invite au-delà de ses rangs
Le groupe LREM du Sénat a invité les sénateurs qui se sont abstenus lors du discours de politique générale. Soit des centristes mais aussi quelques socialistes.

Sénat : pour son pot de rentrée, LREM invite au-delà de ses rangs

Le groupe LREM du Sénat a invité les sénateurs qui se sont abstenus lors du discours de politique générale. Soit des centristes mais aussi quelques socialistes.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A la vôtre. Pour son pot de rentrée, le groupe LREM du Sénat, qui compte simplement 23 sénateurs, a décidé d’élargir ses invitations, d’ouvrir les portes et pousser les murs. Car les sénateurs qui se sont abstenus lors du vote sur le discours de politique générale d’Edouard Philippe, sont conviés à trinquer avec François Patriat, qui préside le groupe. Du moins seulement ceux dont l’abstention est « positive » envers l’exécutif.

Sont donc conviés les 10 sénateurs PS abstentionnistes, comme la sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali, qui n’a plus sa carte au PS, les centristes, les indépendants ou des membres du groupe RDSE (voir sur le site du Sénat pour le détail du vote). En revanche, les 132 sénateurs LR qui se sont abstenus, pour éviter de montrer la division avec les centristes, au sein de la majorité sénatoriale, ne sont donc pas invités. Sauf un : Jean-Pierre Grand. Il avait voté la confiance.

L’idée n’est pas d’avoir de « débauchage », mais de montrer une démarche de rassemblement et de dialogue. « Et de travailler en bonne intelligence avec certains sénateurs », quand arrivent des textes. Ou pour les prochaines sénatoriales ? Reste à voir qui viendra… L’histoire ne dit pas s’il n’y aura au pot que du Bourgogne, terre d’élection de François Patriat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le