Marie-Jeanne Bellamy
Crédit : préfecture de la Vienne

Sénatoriale partielle : Marie-Jeanne Bellamy (LR) devient la première sénatrice de la Vienne

L’ancienne suppléante d’Yves Bouloux, qui a mis fin à son mandat pour raisons de santé, a remporté l’élection sénatoriale partielle ce 17 mars dans la Vienne. Au terme d’un scrutin relativement serré, la droite conserve les deux sièges du département.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Stabilité politique dans le département de la Vienne, où les deux sièges au Sénat restent dans le giron de la majorité sénatoriale. Marie-Jeanne Bellamy (LR) a remporté l’élection partielle organisée dans le département, ce dimanche 17 mars. L’ancienne suppléante d’Yves Bouloux (LR) reprend le siège de son colistier, laissé vacant depuis le 31 décembre. Le parlementaire avait décidé de mettre un terme à son mandat, en raison de problèmes de santé. À noter que Marie-Jeanne Bellamy fut également suppléante du sénateur Alain Fouché (2002-2020).

Conseillère départementale élue dans le même canton que Bruno Belin – l’autre sénateur viennois – et maire du village des Trois Moutiers à mi-chemin entre Poitiers et Angers, Marie-Jeanne Bellamy s’est imposée à la majorité relative au deuxième tour avec 37,51 % des suffrages exprimés, devant sa principale adversaire de gauche, Gisèle Jean (34,85 %). Seulement 31 voix d’écart séparent les deux candidates arrivées en tête.

Présidente de l’Association des maires de la Vienne depuis 2020, elle est la première femme à occuper cette fonction depuis sa création en 1947. Son élection comme sénatrice dans la Vienne est également une première dans ce département qui n’avait compté jusqu’ici que des sénateurs, parmi lesquels Jean-Pierre Raffarin ou encore René Monory.

Sa victoire a été rapidement saluée dans la soirée par le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président du groupe LR Bruno Retailleau, mais aussi par les anciens parlementaires du département. Marie-Jeanne Bellamy et Jean-Olivier Geoffroy (le suppléant) « ont la connaissance, l’expérience et la ténacité pour soutenir notre département », a applaudi Alain Fouché. « Bravo pour leur belle victoire à la sénatoriale. Ils l’ont bien méritée », a tweeté l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Le prédécesseur de Marie-Jeanne Bellamy siégeait à la commission des affaires culturelles.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris : Meeting of the Popular Front NFP
9min

Politique

Olivier Faure désavoué par les députés avant le vote crucial de jeudi 

Désavoué par son groupe sur la motion de censure des Écologistes contre le gouvernement, le premier secrétaire du Parti socialiste aborde le vote interne du 9 juillet dans une position fragilisée. Derrière le débat sur les modalités de la primaire présidentielle, c’est désormais son autorité à la tête du PS qui est en jeu.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
7min

Politique

Procès en appel de Marine le Pen : relaxe, peine d’inéligibilité raccourcie, pourvoi en cassation… Quels cas de figure lui permettraient d’être candidate à la présidentielle ?

Dans quelques heures, Marine Le Pen sera fixée sur sa capacité à être une quatrième fois candidate à l’élection présidentielle. Comme en première instance, le parquet a requis, en appel, une peine de 5 ans d’inéligibilité dans l’affaire de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Dans ces conditions, y a-t-il toujours du suspense sur l’orientation de ce second jugement ?

Le

Edouard Philippe Holds A Politic Meeting
10min

Politique

Présidentielle : pour son premier meeting, Edouard Philippe joue la carte du bon père de famille qui veut préparer « l’avenir » de nos enfants

Devant environ 5.000 personnes, Edouard Philippe a réussi son pari de mobiliser pour son premier grand meeting de campagne. Montrant un peu plus de sa personne, le candidat entend « baisser les dépenses » et promet « des efforts justes », tout en récusant l’idée du « sang et de larmes ». Il veut entièrement « repenser » l’école, en donnant plus de liberté aux établissements et en réduisant les grandes vacances.

Le