Sénatoriales 2020 : au moins un sénateur sur cinq ne se représentera pas
Selon notre décompte, près d’une quarantaine de sénateurs et de sénatrices, sur les 172 dont le mandat arrive à terme, n’ont pas l’intention de repartir en campagne en septembre.

Sénatoriales 2020 : au moins un sénateur sur cinq ne se représentera pas

Selon notre décompte, près d’une quarantaine de sénateurs et de sénatrices, sur les 172 dont le mandat arrive à terme, n’ont pas l’intention de repartir en campagne en septembre.
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Il s’agit encore d’un inventaire incomplet, et surtout provisoire, et pour cause : les candidatures aux élections sénatoriales du dimanche 27 septembre 2020 seront officiellement déposées dans les préfectures du 7 au 11 septembre. Mais, d’ores et déjà, nous recensons 35 sénateurs et sénatrices qui ne seront pas candidats à l’occasion du prochain renouvellement par moitié du Sénat, soit 20 % à ce stade des 172 sièges concernés.

Parmi ceux qui ont choisi de ne pas solliciter un nouveau mandant, on compte certaines figures de premier plan du palais du Luxembourg. C’est notamment le cas de Jean-Marie Bockel (Union centriste), qui est sénateur du Haut-Rhin depuis 2004. Le président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales nous avait confié en mars son désir de pas se représenter. Sa collègue Élisabeth Lamure, sénatrice LR du Rhône, raccroche également. Elue pour la première fois en 2004, la présidente de la délégation sénatoriale aux entreprises va mettre un terme à sa carrière politique, à 73 ans.

Autres départs marquants attendus : celui de Philippe Adnot. Le sénateur de l’Aube (75 ans), ne figurant dans aucun groupe parlementaire, siégeait depuis 1989 dans la chambre haute, ou encore Roland Courteau (PS), sénateur de l’Aude depuis 1980. Le socialiste Yves Daudigny, en poste depuis 2008, ne veut « pas tenter le mandat de trop ». Dans l’Ain, Rachel Mazuir (PS), élu pour la première fois la même année, met un terme à sa carrière politique. C’est encore le cas de Jackie Pierre (LR), sénateur des Vosges depuis 2004, qui raccroche lui aussi au bout de 43 années de vie publique.

Des suppléants éphémères qui ne solliciteront pas de mandat de six ans

Parmi les autres départs notables, on relève celui du socialiste Jean-Louis Tourenne (Ille-et-Vilaine) après un mandat. À 75 ans, il estime qu’il « y a une limite d’âge ». Le groupe LR va perdre de son côté Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin depuis 2004, Michel Raison (Haute-Saône) et Michel Vaspart (Côtes-d’Armor), qui avaient rejoint tous les deux le Sénat en 2014.

Deux sénateurs ont également fait part de leur intention de ne pas se représenter, dans le groupe Les Indépendants-République et territoire (13 membres) : Jérôme Bignon et Alain Fouché.

Plusieurs parlementaires ont également quitté avec anticipation le Sénat à l’issue des municipales, faisant le choix d’un mandat local en juin : c’est notamment le cas de Martial Bourquin (PS) et Jacques Genest (LR). Leurs remplaçantes, pour quelques semaines seulement, Marie-Noëlle Schoeller et Catherine André, ont annoncé qu’elles ne se présenteraient pas en septembre.

À l’heure actuelle, ce sont donc au minimum 20 % des sénateurs sortants qui ne se représenteront pas. Le chiffre peut évoluer à la hausse. En 2014, ils étaient 33 % à ne pas avoir sollicité un nouveau mandat. Lors des dernières élections sénatoriales, en 2017, la part était montée à 43 %, mais c’était sous l’effet de la mise en place de la loi sur le non-cumul des mandats.

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