Sénatoriales 2023 : la secrétaire d’Etat Sonia Backès battue en Nouvelle-Calédonie

Sénatoriales 2023 : la secrétaire d’Etat Sonia Backès battue en Nouvelle-Calédonie

La secrétaire d'Etat à la Citoyenneté, seule membre du gouvernement à s’être présentée aux élections sénatoriales, a été battue au second tour par l'indépendantiste Robert Xowie.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Premier revers pour l’exécutif dans les élections sénatoriales 2023, qui se tiennent ce 24 septembre. En Nouvelle-Calédonie, où le vote s’est déroulé plus tôt qu’en métropole en raison du décalage horaire, la secrétaire d’Etat à la Citoyenneté Sonia Backès (Renaissance) a été battue au second tour par l’indépendantiste Robert Xowie, selon l’AFP.

Elle était arrivée troisième au premier tour, au cours duquel le candidat dissident Les Républicains Georges Naturel a été élu. Au second tour, elle s’est inclinée face au candidat du Front de libération kanak (FLNKS). C’est la première fois qu’un indépendantiste va siéger au palais du Luxembourg.

En Nouvelle-Calédonie, deux postes de sénateurs étaient à pourvoir et l’élection se déroulait au scrutin majoritaire à deux tours.

La secrétaire d’Etat a dénoncé une « trahison » dans une déclaration publiée sur son profil Facebook, affirmant que Georges Naturel avait été élu « grâce à l’apport de 233 voix indépendantistes » et que les soutiens de ce dernier s’étaient ensuite portés « sur le candidat indépendantiste pour le faire élire au second tour ».

« Nous allons découvrir dans les prochaines semaines le prix de la trahison pour le camp non indépendantiste. En attendant, notre combat pour la modification de la Constitution et le dégel du corps électoral devra continuer plus que jamais partout où il pourra être mené ! », réagit-elle.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Sénatoriales 2023 : la secrétaire d’Etat Sonia Backès battue en Nouvelle-Calédonie
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Sénatoriales 2023 : la secrétaire d’Etat Sonia Backès battue en Nouvelle-Calédonie
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Sénatoriales 2023 : la secrétaire d’Etat Sonia Backès battue en Nouvelle-Calédonie
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le