Une liste Renaissance-Modem-Horizons
L’hypothèse d’une candidature de Pierre-Yves Bournazel, élu Horizons du 18ème arrondissement avait été évoquée. Elle ne verra pas le jour. « Ma liste traduit l’unité de la majorité présidentielle, confie le sénateur RDPI de Paris, et elle représente sa diversité ». Les alliés de Renaissance y figurent en effet en bonne place, avec l’élue MODEM du 6ème arrondissement Iris Berthomier en deuxième position, et Benjamin Mallo, membre d’Horizons élu dans le 17ème arrondissement de Paris en troisième de liste.
Des élus plutôt jeunes, qui traduisent « la volonté de poursuivre le renouvellement de la classe politique et qui reflète l’implantation dans les arrondissements » selon la tête de liste. Mais pas des conseillers de Paris, qui sont d’habitude placés en haut des listes de candidats pour assurer le plein de voix lors du scrutin sénatorial.
Concurrence avec les listes dissidentes de droite
Pour se faire réélire, Julien Bargeton est conscient qu’il faudra aller chercher des voix au-delà du cercle de la seule majorité présidentielle. Car le scrutin sénatorial parisien est particulier. Pour obtenir un siège à Paris, il faut obtenir le vote d’environ 13 conseillers de Paris, qui représentent environ 210 grands électeurs. Officiellement Julien Bargeton détient 11 voix au Conseil de Paris, « mais nous avons aussi des parlementaires, des élus régionaux, et des soutiens au-delà » affirme le candidat dont l’équipe assure que sur le papier, ça devrait passer.
Problème, il y aura trois listes de droite et certains candidats lorgnent sur ces grands électeurs de la majorité présidentielle. C’est le cas notamment de Pierre Charon, sénateur Les Républicains sortant, qui présente une liste dissidente sans autre élu que lui, avec la championne de Tennis en fauteuil Pauline Déroulède en deuxième position. Sarkozyste canal historique, il aurait des soutiens dans l’entourage de l’Elysée, sans que personne ne puisse quantifier cet éventuel soutien en termes de voix.
Le douzième siège en jeu
Avec une gauche presque unie, hormis une liste de la France insoumise qui pèsera peu en nombre de voix, trois listes de droite, et cette candidature de Julien Bargeton, les dernières places sur les douze sièges de sénateurs de Paris en jeu seront chères. « Cela se joue toujours à une dizaine de voix près » confie un connaisseur des arcanes du scrutin, sans que personne ne puisse prédire la liste qui remportera le dernier siège. Une raison de plus pour les candidats de battre campagne jusqu’au dernier moment. Du côté de Julien Bargeton, la plus grosse réunion de grands électeurs devrait se tenir en milieu de semaine prochaine.