Sénatoriales : empêcher les réformes institutionnelles est « l’enjeu majeur » pour Brice Hortefeux
Sur le plateau de L’Épreuve de vérité, l’eurodéputé estime que si la nouvelle majorité ne dispose pas des 3/5e au Congrès, « il n’y aura pas de blanc-seing donné au président de la République ».

Sénatoriales : empêcher les réformes institutionnelles est « l’enjeu majeur » pour Brice Hortefeux

Sur le plateau de L’Épreuve de vérité, l’eurodéputé estime que si la nouvelle majorité ne dispose pas des 3/5e au Congrès, « il n’y aura pas de blanc-seing donné au président de la République ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il est député européen mais suivra avec attention le verdict des élections sénatoriales dans dix jours. Brice Hortefeux était l’invité de l’Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, les Échos et Radio Classique. L’ancien ministre note d’abord que le record de candidatures cette année (lire notre article) est un « signal intéressant », qui montre que ces élections « suscitent beaucoup d’intérêt ».

L’enjeu de ce scrutin particulier « majeur »: empêcher Emmanuel Macron de disposer d’une majorité au Congrès. Le « résultat des élections sénatoriales aura une conséquence majeure pour équilibrer ce qui risque d’être déséquilibré », déclare-t-il.

« Il devra renoncer aux réformes institutionnelles »

« S’il n’y a pas cette majorité des trois cinquièmes, cela veut dire qu’il n’y a pas de blanc-seing donné à la nouvelle majorité et au président de la République », explique Brice Hortefeux. « S’il n’y a pas les trois cinquièmes, Emmanuel Macron devra renoncer aux réformes institutionnelles ».

Quant à l’avenir de la droite sénatoriale après le scrutin du 24 septembre, Brice Hortefeux ne « croit pas » à un éclatement du groupe, avec une scission de sénateurs du courant « constructif ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Sénatoriales : empêcher les réformes institutionnelles est « l’enjeu majeur » pour Brice Hortefeux
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le