Sénatoriales : la sociologie des candidats
1996 candidats se présentent aux élections sénatoriales ce dimanche 24 septembre. Quelles sont les catégories professionnelles les mieux représentées ?

Sénatoriales : la sociologie des candidats

1996 candidats se présentent aux élections sénatoriales ce dimanche 24 septembre. Quelles sont les catégories professionnelles les mieux représentées ?
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Ce Dimanche, jour des élections sénatoriales, 1996 candidats se présentent aux suffrages des grands électeurs issus des collectivités locales.

Les fonctionnaires (29%) forment la catégorie professionnelle la plus représentée. Parmi les fonctionnaires, on retrouve les enseignants et les trois catégories de la fonction publique (A, B et C) et les grands corps de l’Etat.

Les cadres occupent également une place importante (15%) parmi les candidats aux sénatoriales. Mais les cadres sont mieux représentés au sein des députés récemment élus, qui représentent 31% de l’Assemblée nationale.

Les chefs d’entreprise et les employés composent cet effectif à proportion égale (6-7%).

Ouvriers et agriculteurs peu représentés

Sans surprise, les ouvriers (2%) et les agriculteurs (1%) forment les catégories professionnelles les moins bien représentées. Elles font jeu égal avec le secteur de la santé et les professions juridiques.

Une navigatrice candidate

Dans le tableau des 1996 candidats aux sénatoriales, on retrouve une femme dans la catégorie “Marins”. Bénédicte Brès, navigatrice bretonne, est en effet candidate sur la liste (Divers droite) menée par Bernard Huet dans le Morbihan.

11 étudiants sont également candidats tout comme 15 journalistes, 6 architectes, et un huissier de justice.  

Beaucoup de quadragénaires et de quinquagénaires

Si l’on observe la pyramide des âges de ces candidats aux sénatoriales, la génération de 46 ans à 65 ans occupe plus de la moitié de l’effectif. On compte à peu près autant de trentenaires que de septuagénaires. La candidate le plus âgée a 87 ans et les plus jeunes, 24 ans, l’âge minimum pour se présenter aux élections sénatoriales.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le