Sénatoriales : les dissidences se multiplient
Les listes dissidentes fleurissent pour le scrutin sénatorial du 24 septembre. Un classique. Petit tour d’horizon – non exhaustif – des bisbilles locales.

Sénatoriales : les dissidences se multiplient

Les listes dissidentes fleurissent pour le scrutin sénatorial du 24 septembre. Un classique. Petit tour d’horizon – non exhaustif – des bisbilles locales.
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Moins médiatiques, les élections sénatoriales n’en aiguisent pas moins les appétits. Chaque élection sénatoriale connaît son lot de listes dissidentes ou de polémiques. Pour connaître la totalité des listes du scrutin du 24 septembre, où la moitié des 348 sièges de la Haute assemblée seront renouvelés, il faut attendre encore un peu. Les listes doivent être déposées entre le lundi 4 septembre prochain et le vendredi 8, à 18 heures. Et dans les départements renouvelables, l’été a parfois été chaud…

Maine-et-Loire

La tête de liste LREM (La République En Marche) dans le Maine-et-Loire est contestée. Emmanuel Capus, à l’origine membre des LR, a rejoint les rangs du parti présidentiel. Cet adjoint aux finances du sénateur-maire LR d’Angers, Christophe Béchu, a été mis en cause pour avoir relayé, pendant la campagne présidentielle, un Tweet qualifiant Emmanuel Macron de « candidat de Daesh », parmi d’autres Tweets anti-Macron, relève Ouest-France… Une candidature qui ne passe pas chez une partie des « marcheurs » locaux de la première heure. Se revendiquant des « Constructifs », les LR pro-Macron, Emmanuel Capus a depuis cherché à recentrer son image, selon Le Courrier de l’Ouest. Il reste malgré tout tête de liste. « On ne va pas rejeter les derniers convertis » lance un élu macroniste.

Emmanuel Capus devra néanmoins faire face à Jean-Charles Prono, lui aussi membre de LREM, et maire de Saint-Mathurin-sur-Loire, qui conduira sa liste. La Modem Françoise Le Goff, adjointe aux solidarités actives d’Angers, sera en seconde position.

Yvelines

Battu aux législatives, Jacques Myard (LR) tente sa chance aux sénatoriales. Pas n’importe où : dans les Yvelines, face à Gérard Larcher, président LR sortant du Sénat. Jacques Myard a lancé sa candidature en dénonçant la nomination au Conseil constitutionnel du Modem et macroniste Michel Mercier par Gérard Larcher. Le sénateur Modem a finalement dû renoncer pour cause de soupçons d’emplois fictifs. Jacques Myard a voulu y voir « un acte politique de connivence avec le pouvoir actuel » et justifie ainsi sa dissidence.

Nord

Qui va mener la liste LREM dans le Nord ? C’est finalement Frédéric Marchand, maire d’Hellemmes et proche de Martine Aubry, qui conduira la liste, a annoncé jeudi La Voix du Nord. Pierre Mathiot, ancien directeur de Sc Po Lille, avait d’abord obtenu l’investiture pour mener la liste. Il a finalement décidé de renoncer pour raisons personnelles. Dans ces conditions, la sénatrice sortante ex-PS, Delphine Bataille, qui a rejoint le groupe LREM, espérait pouvoir être tête de liste. Elle bénéficiait de l’appui du président du groupe au Sénat, François Patriat. « Je soutiens la candidature de Delphine Bataille. Elle bosse, elle est loyale et connaît le territoire » avait salué le sénateur de Côte-d’Or, interrogé par publicsenat.fr. Mais des désaccords locaux ont compliqué la situation. Certains évoquent aussi des anciennes bisbilles entre Jean-Paul Delevoye, ancien chiraquien qui préside la commission d’investiture de LREM, et Christian Bataille, député PS du Nord de 1988 à 2017 et père de Delphine Bataille, pour expliquer le blocage. Peut-être une résurgence de l’ancien monde, comme l’appelle Emmanuel Macron…

Oise

Dans  l’Oise, les LR avaient dans un premier temps investi Nadège Lefebvre comme tête de liste et le sortant Alain Vasselle, en seconde place. Pas du goût du président du conseil départemental, le sarkozyste Edouard Courtial, proche de Brice Hortefeux, qui a annoncé en juillet son intention de mener une autre liste. Une surprise. Nadège Lefebvre a suivi et se retrouve en seconde position. Un coup de pression d’Edouard Courtial qui a semble-t-il réussi. Début août, la commission nationale d’investiture LR donnait finalement son blanc-seing à la nouvelle liste, affirmait Le Courrier Picard. Mais pour compliquer une situation déjà cocasse, Alain Vasselle a pu conserver son investiture aussi. « J’avais l’investiture officielle début juillet. Et M.Courtial, qui était parti en dissidence le 13 juillet, a réussi à obtenir aussi de Bernard Accoyer (secrétaire général des Républicains, ndlr) l’investiture pour sa liste. Ce qui fait que dans l’Oise, nous avons deux listes qui ont l’investiture officielle de la part des Républicains. Bernard Accoyer m’a confirmé que je gardais mon investiture » affirme Alain Vasselle. Et ce n’est pas tout. Une troisième liste de droite est menée par Olivier Paccaud, vice-président LR du conseil départemental et soutenu par le député LR Olivier Dassault.

Essonne

Pascal Fournier a obtenu l’investiture pour LREM dans l’Essonne. Mais l’ex-maire PS d’Arpajon voit sa désignation contestée par le sénateur sortant Michel Berson, socialiste qui a rejoint le groupe LREM. Il a dénoncé la semaine dernière « une candidature de division ». Michel Berson soutient une autre liste menée par le socialiste Olivier Leonhart, qui préside l'agglomération Coeur de l'Essonne.

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