Sénatoriales: Macron « assume » la possibilité de recourir au referendum pour réformer les institutions, affirme Castaner
Emmanuel Macron "assume" la possibilité, évoquée en juillet à Versailles, de recourir au referendum pour réformer les...

Sénatoriales: Macron « assume » la possibilité de recourir au referendum pour réformer les institutions, affirme Castaner

Emmanuel Macron "assume" la possibilité, évoquée en juillet à Versailles, de recourir au referendum pour réformer les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron "assume" la possibilité, évoquée en juillet à Versailles, de recourir au referendum pour réformer les institutions, a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner après le renouvellement sénatorial de dimanche qui a conforté la majorité de droite.

"Le président l'assume, il a posé cela lors du Congrès de Versailles", a expliqué M. Castaner sur RMC et BFMTV.

"Il a confié une responsabilité aux deux présidents des Chambres ainsi qu'au président du Conseil économique, social et environnemental, que nous voulons aussi réformer, de travailler sur une année avec la Garde des Sceaux, et il a évoqué la possibilité d'aller au référendum", a rappelé le porte-parole du gouvernement.

"Je ne sais pas si (M. Macron) l'envisage aujourd'hui", a toutefois tempéré le secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux sur RTL.

"Ce qui est certain, c'est que si on veut baisser le nombre de parlementaires, on n'est pas obligé de passer par une révision constitutionnelle, on peut passer par la loi. Donc nous verrons ce qui est de l'ordre du faisable", a ajouté M. Griveaux.

M. Macron souhaite notamment réduire d'un tiers le nombre de parlementaires, limiter les mandats dans le temps et introduire une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale.

La Constitution dispose que le nombre de députés "ne peut excéder 577", et que le nombre de sénateurs "ne peut excéder 348", soit le nombre actuel de parlementaires nationaux. Elle commande également que "les lois organiques relatives au Sénat doivent être votées dans les mêmes termes par les deux assemblées".

Interrogé sur le calendrier de cette réforme des institutions, M. Castaner a évoqué "l'objectif qu'à la fin de juin 2018, on puisse y voir clair".

Le porte-parole du gouvernement a estimé que les sénatoriales constituaient "un échec attendu" pour La République en marche. "Ceux qui ont voté sont ceux qui ont été élus en 2014 et 2015 à un moment où la REM n'existait pas. Ils représentent les anciens partis et ils ont voté pour les candidats des anciens partis", a-t-il argué.

"La particularité du Sénat, c'est qu'ils sortent un peu du système dogmatique fermé, même s'ils appartiennent à un groupe. C'est toujours un peu à géométrie variable, le Sénat. Je pense que Gérard Larcher le sait bien", a-t-il ajouté. "Il va falloir travailler (...) à la constitution de ces coalitions, peut-être comme en Allemagne, sur un certain nombre de sujets".

Partager cet article

Dans la même thématique

Sénatoriales: Macron « assume » la possibilité de recourir au referendum pour réformer les institutions, affirme Castaner
4min

Politique

Justice criminelle : le plaider coupable « ne retire rien à personne » , assure Gérald Darmanin devant les sénateurs

Mardi soir, le ministre de la Justice était auditionné par la commission des lois du Sénat sur son projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Une réforme, contestée par de nombreux barreaux, qui prévoit la mise en place d’un plaidé coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le

Colmar: Deplacement Jean Castex
11min

Politique

Sortir l’Alsace de la région Grand Est : un « danger » pour la République ou une « souplesse » nécessaire ?

Examinée par les députés, une proposition de loi entend redonner sa liberté à l’Alsace, avec la création d’une collectivité à statut particulier. Un terrain miné, où les opposants voient le démantèlement de l’unité de la Nation. Mais le sénateur PS Eric Kerrouche pointe dans cette réaction un « fantasme de la disparition de l’Etat », qu’il juge « incompréhensible ».

Le