Sénatoriales : Pierre Laurent candidat, mais le groupe PCF menacé
Le numéro 1 communiste sera à nouveau candidat aux sénatoriales de septembre prochain. Il mènera une liste PCF à Paris. Le groupe communiste est en revanche sur la sellette. 16 de ses 18 membres sont renouvelables et conserver 10 sénateurs, assurant un groupe, ne sera pas simple.

Sénatoriales : Pierre Laurent candidat, mais le groupe PCF menacé

Le numéro 1 communiste sera à nouveau candidat aux sénatoriales de septembre prochain. Il mènera une liste PCF à Paris. Le groupe communiste est en revanche sur la sellette. 16 de ses 18 membres sont renouvelables et conserver 10 sénateurs, assurant un groupe, ne sera pas simple.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pierre Laurent n’est pas seulement secrétaire national du Parti communiste français. Il est aussi sénateur de Paris. Son siège fait partie de la moitié renouvelable lors des sénatoriales du 24 septembre prochain. Pierre Laurent se verrait bien continuer à siéger au Palais du Luxembourg. Il sera candidat à sa réélection. Mais cette fois sur une liste communiste.

Le sénateur a les moyens de monter une telle liste et s’y prépare. Mais sans s’unir cette fois aux autres forces de gauche, comme en 2011. Lors du dernier scrutin, une liste commune PS-PCF-EELV avait été présentée et avait envoyé 8 sénateurs rue de Vaugirard. Le numéro 1 de la Place du Colonel Fabien était alors en 9e position non éligible sur la liste. La communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, en 6e place, avait pour sa part été réélue, avant de  démissionner un an après, permettant à Pierre Laurent de prendre son siège.

Il sera cette fois tête de liste, lui assurant théoriquement son élection par les grands électeurs, c'est-à-dire essentiellement les conseillers de Paris et leurs délégués. « Très probablement, je serai candidat aux élections sénatoriales (à Paris) et tête de liste » a-t-il confirmé sur Public Sénat (voir la vidéo).

« Garder le groupe ne va pas de soi. C’est une bataille. Mais on pense y arriver »

Garder le groupe s’annonce en revanche une mission difficile. Le groupe CRC (nom du groupe communiste au Sénat), présidé par Eliane Assassi, compte actuellement 18 membres. Mais seuls 2 sénateurs communistes ne sont pas renouvelables, le sénateur de Seine-Maritime Thierry Foucault, l’un des vice-présidents du Sénat, et Christine Prunaud. Et rien ne dit qu’au soir du 24 septembre on retrouve 10 sénateurs PCF, nombre requis pour former un groupe au Sénat. « Garder le groupe ne va pas de soi, ce n’est pas simple. C’est une bataille. Mais on pense y arriver » explique-t-on du côté de la Place du Colonel Fabien.

« Ce sera plus difficile que la dernière fois car les élections intermédiaires ont dégradé le rapport de force au détriment de la gauche, mais nous pensons avoir un groupe dans la prochaine assemblée sénatoriales et nous nous battons pour ça » assure Pierre Laurent.

Si le groupe CRC disparaissait, la Haute assemblée perdrait un deuxième groupe de gauche et d’opposition après le groupe écologiste. Composé de seulement 10 sénateurs, le groupe écolo est assuré de disparaître après les sénatoriales. Mais il voit sa fin précipitée après le ralliement cette semaine d’André Gattolin au nouveau groupe La République en marche.

Un groupe politique n’est pas qu’une question symbolique ou de poids politique. Il apporte des bureaux, des moyens matériels et financiers pour embaucher des collaborateurs. Il permet d’avoir du temps de parole assuré lors des débats parlementaires et des questions d’actualité au gouvernement, des places dans les commissions et de choisir l’ordre du jour et les propositions de lois examinées lors des niches parlementaires des groupes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sénatoriales : Pierre Laurent candidat, mais le groupe PCF menacé
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le