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Hémicycle du Sénat - Palais du Luxembourg, le 8 janvier 2021

Sénatoriales 2023 : qui sont les gagnants et les perdants du scrutin ?

La droite et les centristes ont réussi à maintenir leur prédominance à la Chambre haute à l’issue des sénatoriales de ce dimanche 24 septembre. La gauche se renforce, tandis que le RN opère un retour timide, mais remarqué, au Palais du Luxembourg.
Romain David

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Le Sénat était renouvelé de moitié ce dimanche 24 septembre. Quelque 78 000 « grands électeurs » étaient appelés aux urnes pour la remise aux voix de 170 sièges sur 348. Voici les principaux enseignements de ce scrutin :

La majorité de droite et du centre reste en place

Sans surprise, la droite reste dominante à la Chambre haute. Le groupe Les Républicains, qui compte 145 élus actuellement, devrait conserver son poids, avec un léger reflux néanmoins, de l’ordre de « 3 ou 4 sénateurs », selon son président, le Vendéen Bruno Retailleau. « C’est une grande performance », a-t-il estimé, alors que sa famille politique enchaîne les défaites électorales depuis 2017.

Gérard Larcher a été réélu dans les Yvelines pour un sixième mandat. L’actuel président du Sénat devrait, sauf surprise, se présenter à sa succession à la tête de l’institution.

Même stabilité du côté des centristes, partenaires de la droite au Sénat. Sur notre plateau, Hervé Marseille, le patron du groupe, a indiqué miser sur une soixantaine d’élus.

Revers du camp présidentiel

Les macronistes ont payé leur manque d’ancrage local lors de ces sénatoriales. La défaite, en début de journée, de la secrétaire d’Etat Sonia Backès en Nouvelle-Calédonie, battue par l’indépendantiste Robert Xowie, a annoncé la couleur.

Le sénateur de Côte-d’Or François Patriat, qui pilote le groupe RDPI, espère toutefois parvenir à conserver une vingtaine d’élus, contre 24 actuellement. Le porte-parole du groupe, Julien Bargeton, fait partie des personnalités défaites à Paris.

Le groupe Les Indépendants, qui rassemble les proches d’Edouard Philippe, pourrait glaner quelques élus supplémentaires, dont le maire de Melun Louis Vogel.

La gauche triomphante à Paris

La liste d’union de gauche à Paris avec le PS, le PCF et EELV fait une razzia : elle remporte huit des douze sièges de la capitale.

Globalement, la gauche sort renforcée de ce scrutin : le groupe socialiste, deuxième force au Sénat, reste stable, et le groupe communiste, dont 75 % des sièges étaient renouvelables, devrait passer de 15 à 17 élus, selon sa présidente, la sénatrice de Seine-Saint-Denis Éliane Assassi. Parmi les nouveaux visages du groupe : Ian Brossat, le porte-parole du PCF.

Les écologistes élargissent leur assise

Mais c’est EELV qui enregistre la plus belle progression à gauche. Le groupe, qui compte 12 élus actuellement, pourrait récupérer jusqu’à 4 sièges supplémentaires. L’eurodéputé Yannick Jadot, ancien candidat à l’élection présidentielle, a été élu à Paris. Mathilde Ollivier, nouvelle sénatrice EELV représentant les Français établis hors de France, devient à 29 ans la benjamine du Sénat.

Le Rassemblement national décroche trois sénateurs

Le parti de Marine Le Pen fait son retour au Palais du Luxembourg, avec trois élus, une première dans l’histoire de l’institution : Christopher Szczurek, élu dans le Pas-de-Calais, Joshua Hochart dans le Nord et Aymeric Durox en Seine-et-Marne.

Par le passé, Le Rassemblement national a pu compter jusqu’à deux sénateurs, mais il ne disposait plus d’aucun membre à la Chambre haute depuis le ralliement de Stéphane Ravier à Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour.

Aucun LFI au Sénat

Le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui milite pour la suppression du Sénat, a été exclu des listes d’unions élaborées à gauche pour ces sénatoriales, ce qui ne l’a pas empêché de présenter des candidats dans la plupart des circonscriptions. Aucun toutefois n’a réussi à se faire élire ce dimanche.

Dans un communiqué, LFI a estimé que « le refus de l’union autour de la Nupes a coûté à la gauche près de 10 sièges ».

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