Sénatrice FN suspendue: Gollnisch « favorable à la liberté d’expression »
Le député européen Bruno Gollnisch s'est dit vendredi "personnellement favorable à la liberté d'expression" après la suspension...

Sénatrice FN suspendue: Gollnisch « favorable à la liberté d’expression »

Le député européen Bruno Gollnisch s'est dit vendredi "personnellement favorable à la liberté d'expression" après la suspension...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député européen Bruno Gollnisch s'est dit vendredi "personnellement favorable à la liberté d'expression" après la suspension par le Front national d'une sénatrice qui comparait notamment sur son profil Facebook ces derniers mois les migrants à l'Occupation nazie ou à la "vermine".

"Je suis personnellement favorable à la liberté d'expression", a répondu M. Gollnisch sur RFI, qui lui demandait s'il était solidaire de la décision de suspension prise par son parti.

"Je n'ai pas eu de contact avec cette dame mais je pense... Il y a des invasions qui ne sont pas nécessairement accompagnées de manœuvres militaires". "Dans l'histoire de l'humanité vous avez des transferts de population qui aboutissent progressivement à la disparition d'une population qui est remplacée par une autre. C'est ce qui s'est passé au moment des invasions barbares, etc", a argumenté le député européen.

La théorie du grand remplacement, "elle ne me choque pas, à titre personnel".

"Il est certain que sous l'effet de l'immigration massive d'une part et de la dénatalité française qui n'est masquée que par nos fausses statistiques, que par notre code de la nationalité, il est certain qu'on observe progressivement un changement dans la population française. Si ça doit aboutir à la disparition ou à la régression de la population française d'origine, je m'en inquiète, oui, en effet", a-t-il dit.

Le directeur de la communication du parti d'extrême droite David Rachline a évoqué des écrits "absolument inacceptables" de Claudine Kauffmann, qui a récupéré son fauteuil au Sénat.

L'intéressée a indiqué qu'elle ne "retranch[ait] rien" de ces publications.

"Cette suspension n’est pas sans me surprendre puisque j’ai repris l’essence des propos de Marine Le Pen concernant l'analogie entre l’Occupation et les conséquences d’une immigration incontrôlée... Je rappelle par ailleurs que la présidente du FN a été relaxée au terme d’une longue procédure. La sanction que l’on m’inflige est donc pour le moins incohérente !", a-t-elle rétorqué dans un communiqué.

Poursuivie pour incitation à la haine, Marine Le Pen avait été relaxée en décembre 2015 par le tribunal correctionnel de Lyon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le

Logo du Parti socialiste illustration
4min

Politique

Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.

Le