Service national: Morin y voit « des centaines de millions d’euros pour rien »
L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin a critiqué mercredi le projet du gouvernement d'un service national universel, qui...

Service national: Morin y voit « des centaines de millions d’euros pour rien »

L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin a critiqué mercredi le projet du gouvernement d'un service national universel, qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin a critiqué mercredi le projet du gouvernement d'un service national universel, qui selon lui "va coûter des centaines de millions d'euros pour rien", plaidant pour injecter cet argent dans l'Education nationale.

"Je me souvenais moi de mon service militaire, où les jeunes bourgeois de Neuilly découvraient qu'il y avait une autre France. Je découvrais aussi des jeunes à qui on apprenait à se lever le matin, répondre à un ordre, à faire son lit, des choses qu'ils n'avaient pas apprises dans la vie", a déclaré le président centriste de l'association des Régions de France, sur BFMTV et RMC.

Aujourd'hui, "refaire le service national est bien sûr impossible, on n'a plus les casernes", a plaidé le président du conseil régional de Normandie. "On est sur un truc qui va coûter des centaines de millions d'euros pour rien".

"Ceux auxquels on veut s'adresser, qui sont déstructurés, qui ont perdu le sens de la communauté nationale, vous allez les chercher comment ? Et quelles sont les structures qui vont permettre de les accueillir? Comment vous allez les loger?", a-t-il demandé.

"On ferait mieux de mettre cet argent au sein de l’Éducation nationale, leur donner des moyens supplémentaires, pour faire en sorte qu'on donne ce sens d'appartenir à une communauté de destin", a-t-il appelé.

Le projet de service national retenu par le gouvernement prévoit une "phase de cohésion" obligatoire d'une durée d'un mois maximum, à l'âge de 16 ans, puis une deuxième phase facultative avant 25 ans, d'une durée de trois à douze mois, "pour ceux qui ont envie de s'engager davantage encore", a annoncé fin juin le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

Le dispositif a vocation à toucher progressivement jusqu'à 750.000 jeunes par an. Le groupe de travail sur le sujet a estimé le coût annuel d'une phase obligatoire d'un mois à 1,6 milliard d'euros hors investissements en infrastructure (1,7 milliard sur sept ans).

Partager cet article

Dans la même thématique

Service national: Morin y voit « des centaines de millions d’euros pour rien »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : « J’ai toujours considéré que Jean-Luc Mélenchon était le vote inutile à gauche », souligne Patrick Kanner

Le président des sénateurs socialistes ne se montre pas surpris par les intentions de vote élevées, que recueille le leader de la France insoumise, dans notre baromètre Odoxa. L’ancien ministre des Sports rappelle qu’une campagne présidentielle est un « marathon » et que l’enjeu pour la gauche est de faire émerger un candidat capable de l’emporter face au Rassemblement national au second tour.

Le

Service national: Morin y voit « des centaines de millions d’euros pour rien »
3min

Politique

Deux TGV Paris-Nice immobilisés : le ministre des Transports plaide en faveur « d’un projet de loi-cadre » pour augmenter les investissements sur le rail

Deux TGV Paris-Nice immobilisés plusieurs heures lundi après-midi au nord de Lyon après une rupture de caténaire, sont arrivés avec sept heures de retard dans la nuit. Sans électricité, les deux trains n’étaient plus climatisés. Au micro de Public Sénat, le ministre des Transports, Philippe Tabarot chiffre à 4 milliards et demi d’euros les investissements pour que le réseau fonctionne de « manière beaucoup plus optimum » lors de fortes chaleurs.

Le

Service national: Morin y voit « des centaines de millions d’euros pour rien »
5min

Politique

Sénatoriales : le RN évoque des « contacts » avec des élus LR et centristes pour constituer un groupe

A l’approche des élections sénatoriales, le Rassemblement national a confirmé son objectif de constituer un groupe à la Haute assemblée avec son allié UDR. Lors d’une conférence de presse au siège du parti, Christopher Szczurek, sénateur LR du Pas-de-Calais évoque même des « contacts » avec des sénateurs LR et centristes tentés par l’aventure.

Le