Service national universel: Genevard (LR) pointe une « idée qui ne vaut rien tant qu’elle n’est pas réalisable »
La vice-présidente de l'Assemblée nationale et secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard, a pointé une nouvelle fois...

Service national universel: Genevard (LR) pointe une « idée qui ne vaut rien tant qu’elle n’est pas réalisable »

La vice-présidente de l'Assemblée nationale et secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard, a pointé une nouvelle fois...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La vice-présidente de l'Assemblée nationale et secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard, a pointé une nouvelle fois mercredi le coût du service national universel voulu par Emmanuel Macron, soulignant que "l'idée ne vaut rien tant qu'elle n'est pas réalisable".

Le service national obligatoire, dont le rapport parlementaire sera présenté mercredi, devrait comporter "une partie obligatoire de 3 à 6 mois", a souhaité mardi soir Emmanuel Macron.

"C’était dans son programme, l’idée d’un service universel, qui plaît beaucoup à l’opinion publique, qui est très nostalgique de ce temps qu’elle juge formidable, où il y avait un grand creuset républicain au moment du service militaire. Ce temps est révolu on le sait", a commenté Mme Genevard sur Sud Radio.

"Nous, d’emblée on a signalé que (pour) s’engager dans une idée comme celle-là, il faut quand même être un peu sérieux et la chiffrer", a-t-elle rappelé, évoquant la somme de "15 milliards" d'euros sur un quinquennat. "On était très sceptique sur les modalités de financement d’une opération comme celle-là (…) même si l’idée paraît sympathique, l'idée ne vaut rien tant qu’elle n’est pas réalisable".

Mme Genevard a également pointé "un grand cafouillage" autour du rapport parlementaire d'information sur le sujet, qui devait initialement être présenté fin janvier. "Ce rapport était mis sous le boisseau, on ne le voyait pas sortir. En réalité ce rapport semble émettre quelques doutes sur le projet présidentiel", a-t-elle déclaré.

Sa présentation avait été repoussée au 21 février, puis finalement programmée pour ce mercredi. Ce nouveau changement de calendrier a suscité l'exaspération d'une de ses co-rapporteures, Marianne Dubois (LR), qui a déploré dans un communiqué une "volonté de mettre des bâtons dans les roues" de la mission parlementaire et accusé l'exécutif de "mépris du Parlement".

"En tout état de cause, nous avons depuis le début de cette législature souvent le sentiment d'être mal considérés par le pouvoir exécutif et cela en est une démonstration", a renchéri Mme Genevard.

Sur LCI, l'eurodéputée LR Nadine Morano a pointé un "effet d'annonce" d'Emmanuel Macron, "qui peut être une annonce séduisante, et en même temps avec quels moyens, quel argent, quelle structure, quel encadrement?". "Encore une fois, on a à l'Elysée un jeune président qui adore la communication, qui est vraiment le président de la parole", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le