Service national universel : « Il y a une énorme impréparation », juge Annie Genevard
La députée LR du Doubs s’interroge sur la confusion autour du service national universel voulu par Emmanuel Macron. Pour autant, elle estime qu’il « faut rétablir chez les jeunes le sentiment d’appartenance à la nation ».

Service national universel : « Il y a une énorme impréparation », juge Annie Genevard

La députée LR du Doubs s’interroge sur la confusion autour du service national universel voulu par Emmanuel Macron. Pour autant, elle estime qu’il « faut rétablir chez les jeunes le sentiment d’appartenance à la nation ».
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron en avait fait une proposition phare à l’endroit de la jeunesse. Les contours du service national universel ont été précisés mardi. Un message quelque peu brouillé par la cacophonie gouvernementale de ce week-end. Une brèche dans laquelle l’opposition n’a  pas manqué de s’engouffrer. Membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Annie Genevard (LR) se montre sceptique face à ce dispositif. « Pendant la campagne, Emmanuel Macron a cherché les mesures qui allaient accrocher l’opinion publique », mais selon elle il s’agit de simples « effets d’annonce ».

Service national : « La forme imaginée par le président de la République est un objet volant non identifié »

« On voit bien que la chose n’est pas pensée, elle n’est pas aboutie », tacle Annie Genevard tout en notant que le président de la République a parlé successivement « de service militaire », « de service national » ou « de service civique ». Lors d’une rencontre avec l’Association de la presse présidentielle, mardi soir, Emmanuel Macron a cherché à clarifier les choses en assurant qu’une « partie obligatoire, entre trois et six mois », serait comprise dans ce service national. Le caractère obligatoire, qui engendrerait un coût important, inquiète. Des parlementaires craignent en effet que le budget des armées en pâtisse (lire notre article).    

« Il faut rétablir chez les jeunes le sentiment d’appartenance à la nation et la notion de servir son pays »

« Il y a une énorme impréparation qui d’ailleurs éclate au grand jour parce que lui-même dit : trois, six mois obligatoires, mais on ne sait pas à quel moment », s’agace la députée du Doubs qui estime que « la forme imaginée par le président de la République est un objet volant non identifié ».  Mais si le service national universel l’interroge, le sens de ce dispositif satisfait la députée. « Il faut rétablir chez les jeunes le sentiment d’appartenance à la nation et la notion de servir son pays », affirme Annie Genevard.  

Partager cet article

Dans la même thématique

Israel-US Strike Iran: Iran Retaliates Against Tel Aviv
6min

Politique

Guerre au Moyen-Orient : le conflit s’intensifie, des explosions entendues à Doha

Les explosions ont rythmé la nuit de mercredi à jeudi, de Jérusalem à Téhéran en passant par Beyrouth et le Kurdistan irakien, dans une guerre qui n’en finit pas de s’étendre à travers le Moyen-Orient, suscitant de vives inquiétudes pour l’économie mondiale. Le Qatar est ciblé, ce matin, par une « attaque de missiles » iraniens.

Le

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le