Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, a exprimé mercredi son "intérêt" pour le service national, qui serait obligatoire de 3 à 6 mois selon Emmanuel Macron, tandis que l'ancien allié du FN à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan a dit son "soutien total" à ce projet.
"Nous accueillons avec intérêt la proposition d'Emmanuel Macron", a déclaré sur LCP M. Chenu, qui est aussi député du Nord.
Pour autant, le responsable frontiste a pointé le "problème budgétaire" de financement de la mesure, qui coûterait entre deux et trois milliards d'euros.
"Le gouvernement a fait des choix budgétaires qui ne lui permettent pas de créer un vrai service militaire et civique. Donc je pense que derrière cela, c'est la volonté simplement de faire baisser les chiffres du chômage chez les moins de 25 ans", a déploré le dirigeant du Front national.
"Et ça ce n'est pas vraiment acceptable", a estimé le député, qui a dénoncé la "cacophonie" de l'exécutif. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'était dit favorable à un service "obligatoire" mais la ministre des Armées, Florence Parly, avait déclaré que ce service n'aurait "probablement pas un caractère obligatoire au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire".
Le président Emmanuel Macron reçoit Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, dans son bureau de l'Elysée, le 20 novembre 2017
POOL/AFP
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a pour sa part déclaré sur BFMTV et RMC qu'il "soutiendrait totalement le président de la République" sur ce service national.
M. Macron "s'oriente vers ce que j'avais proposé: 3 mois obligatoires, filles et garçons", a déclaré l'ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.
Le député de l'Essonne a estimé que ce projet n'était "pas trop cher" au regard des "autres coûts de la délinquance". "L'absence de sens civique, la perte de la conscience de ce qu'est une nation, de ce qu'est être français, de nos valeurs républicaines, l'apprentissage du vivre ensemble, ça coûte combien en violences, en solitude, en pertes de repères?", a-t-il demandé.
Le service national obligatoire, dont un rapport parlementaire sera présenté mercredi, devrait comporter "une partie obligatoire de 3 à 6 mois", a déclaré mardi soir Emmanuel Macron.
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