Service national universel : « On a le souci premier de préserver nos armées », souligne Jean-Marie Bockel
Le sénateur Jean-Marie Bockel (UC) est catégorique : il ne transigera pas sur la sanctuarisation du budget des armées. La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat publiera un rapport d’information sur le service national universel, au printemps 2018.

Service national universel : « On a le souci premier de préserver nos armées », souligne Jean-Marie Bockel

Le sénateur Jean-Marie Bockel (UC) est catégorique : il ne transigera pas sur la sanctuarisation du budget des armées. La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat publiera un rapport d’information sur le service national universel, au printemps 2018.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous, on ne va pas travailler en contre mais on a le souci premier de préserver nos armées, de préserver le budget de nos armées », insiste le sénateur centriste Jean-Marie Bockel. Le service national sera universel et « obligatoire » a assuré Emmanuel Macron, mardi, devant les journalistes de l’Association de la presse présidentielle. Une déclaration qui venait clarifier les propos contradictoires des membres du gouvernement (lire notre article).    

Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, Jean-Marie Bockel souhaite que lui et ses collègues soient force de proposition sur le sujet. La mise en œuvre de ce service national universel pose plusieurs questions, notamment sur « la partie militaire » : « Comment ? À quel coût complémentaire ? Avec quel personnel ? Dans quel délai ? », énumère le sénateur centriste. « Des questions auxquelles il faut apporter des réponses pour que nous puissions applaudir des deux mains », souligne Jean-Marie Bockel.  

Interrogé sur le « parcours de citoyenneté » proposé par les députés ce mercredi à l’Assemblée nationale, le sénateur qualifie sèchement cette proposition de « bouillie pour les chats ». Selon lui, il faut « qu’il y ait un tronc commun militaire qui permette à certains d’aller vers la réserve (…) à d’autres d’aller vers des engagements civiques ».

Confiant, Jean-Marie Bockel veut croire que ce dispositif « peut être intelligent ». « Pour l’instant, c’est un concept donc on ne voit pas exactement ce que veut le Président », tempère-t-il en assurant que les sénateurs feront « des propositions en parallèle » pour calibrer le service national universel.    

Service national universel : les sénateurs feront « des propositions en parallèle », assure Jean-Marie Bockel
00:51

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
3min

Politique

Présidentielle 2027 : les Écologistes reportent l'heure du choix à décembre, Marine Tondelier toujours en lice

Réunis en conseil fédéral, les Écologistes ont adopté, selon le résultat communiqué lundi 21 septembre, à 69,44 %, une motion actant un vote des adhérents en décembre sur leur stratégie présidentielle. D’ici là, Marine Tondelier reste la candidate du parti, tandis que la direction ouvre des négociations avec les autres forces de gauche.

Le

Blois: Olivier Faure closes the Socialist Party s Summer University
7min

Politique

Glucksmann qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal : la primaire est-elle une machine à perdre ?

La campagne de la primaire PS/Place Publique a à peine commencé, et déjà le piège de la division apparaît. Ségolène Royal a usé d’un qualificatif peu amène à l’encontre du favori, Raphaël Glucksmann. Elle a été rappelée à l’ordre par la commission d’organisation de la primaire. C’est toute la dualité de ce processus de sélection « censé lancer une dynamique » d’un camp tout en « maximisant les divisions », note Pierre-Nicolas Baudot, politiste, spécialiste de la gauche.

Le

Service national universel : « On a le souci premier de préserver nos armées », souligne Jean-Marie Bockel
9min

Politique

« Faire la transition vers une IA durable constitue un impératif environnemental, mais peut aussi devenir un facteur de compétitivité pour la France », selon un rapport du Sénat

Consacré à l’empreinte environnementale de l’IA et dans la continuité des travaux de 2020 de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat publie ce lundi 21 septembre les conclusions de son rapport présenté par les rapporteurs Guillaume Chevrollier (LR), Damien Michallet (LR) et Simon Uzenat (PS).

Le