Service universel: un mois, « ça ne rime à rien », juge Marine Le Pen
La présidente du Rassemblement national (ex FN), Marine Le Pen, a jugé mercredi que le projet de service national universel (SNU)...

Service universel: un mois, « ça ne rime à rien », juge Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national (ex FN), Marine Le Pen, a jugé mercredi que le projet de service national universel (SNU)...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La présidente du Rassemblement national (ex FN), Marine Le Pen, a jugé mercredi que le projet de service national universel (SNU) annoncé par le gouvernement "ne rime à rien" car en un mois, les jeunes ne vont "strictement rien apprendre".

Le gouvernement a présenté mercredi les grandes lignes du futur service, dont les modalités seront précisées à l'issue d'une consultation de la jeunesse: un service civique d'un mois obligatoire aux alentours de 16 ans, suivi d'un engagement sur la base du volontariat.

Interrogée dans les couloirs de l'Assemblée pour savoir si ces annonces étaient à la hauteur des engagements formulés lors de la campagne présidentielle, Mme Le Pen a estimé qu'"il n'en est rien, évidemment".

"Qu'est-ce qu'on va apprendre en un mois à ces jeunes (…)? L'idée d'un service national est une bonne idée, mais il faut au moins 3 mois" parce que ça permet de continuer les études et "d'apprendre à nos jeunes tout ce qu'on veut leur apprendre: l'amour de la nation, le mélange des classes sociales, le patriotisme, éventuellement la maîtrise des armes", a affirmé l'élue du Pas-de-Calais.

"Mais en un mois, on ne va strictement rien apprendre, donc ça ne rime à rien. On voit que c'est une solution de repli (…) dans ces cas-là, il était presque plus utile qu'il (Emmanuel Macron) abandonne cette idée, plutôt qu'il donne un semblant de réalité à un service national qui n'en est pas un", a-t-elle poursuivi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Service universel: un mois, « ça ne rime à rien », juge Marine Le Pen
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Service universel: un mois, « ça ne rime à rien », juge Marine Le Pen
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le