Session extraordinaire : écologistes et socialistes en appellent à Gérard Larcher
Credit:ISA HARSIN/SIPA/2310021846

Session extraordinaire : écologistes et socialistes en appellent à Gérard Larcher

Le groupe écologiste du Sénat va contacter le président du Sénat pour que ce dernier relaye auprès du chef de l’État leur demande d’une session extraordinaire. Les socialistes devraient également se joindre à l’initiative.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Premier ministre nommé, la demande de réunir le Parlement en session extraordinaire, c’est-à-dire avant le 1er octobre, se fait plus pressante. Les groupes de gauche au Sénat maintiennent leur demande. « On fait un courrier au président Larcher pour qu’il appuie auprès du président de la République la demande de l’ouverture d’une session extraordinaire très rapidement », déclare le président du groupe écologiste, Guillaume Gontard. Le groupe socialiste se dit également favorable à joindre sa signature.

Quant au groupe communiste, il souhaite que Michel Barnier « exige » auprès du président de la République la tenue d’une session extraordinaire, a-t-il indiqué dans un communiqué. La même demande se retrouve aussi dans les rangs du camp présidentiel. Cet après-midi, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun Pivet (Renaissance) a adressé une lettre au président de la République afin qu’une session extraordinaire soit convoquée « dans les meilleurs délais », de façon à permettre au nouveau Premier ministre de s’exprimer, mais aussi de « permettre de reprendre [les] travaux entamés sous la précédente législature pour répondre aux attentes des Français ».

« Il y a une vraie question démocratique, on a besoin d’avancer, de poser des questions aux différents ministres, on a besoin d’avoir des réponses », plaide Guillaume Gontard.

Un membre de la majorité sénatoriale de droite et du centre pense, inversement, qu’il n’est pas nécessaire de précipiter les choses. « Il vaut mieux bien préparer le truc, avant de tenter le diable et de faire ce genre de chose. Si LFI dépose une motion de censure tout de suite… » imagine-t-il.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

Session extraordinaire : écologistes et socialistes en appellent à Gérard Larcher
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le