Sexe, âge, profession : quel est le nouveau visage de l’Assemblée nationale ?
Avec l’arrivée en force de nouveaux députés RN et LFI, c’est plus de la moitié des 577 députés qui a été renouvelée. Plus jeune, moins féminine et dominée par la classe moyenne haute… Le Cevipof Centre de recherche politique de Sciences Po) s’est penché sur les caractéristiques de la nouvelle l’Assemblée nationale.

Sexe, âge, profession : quel est le nouveau visage de l’Assemblée nationale ?

Avec l’arrivée en force de nouveaux députés RN et LFI, c’est plus de la moitié des 577 députés qui a été renouvelée. Plus jeune, moins féminine et dominée par la classe moyenne haute… Le Cevipof Centre de recherche politique de Sciences Po) s’est penché sur les caractéristiques de la nouvelle l’Assemblée nationale.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

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Cette semaine, ce sont 302 nouveaux députés qui sont venus prendre leurs marques au Palais Bourbon. Un taux de renouvellement de 52 % qui reste loin de celui de 2017, ou 75 % de la chambre basse avait été renouvelée. A noter que pour le RN, qui passe de 8 députés à 89, est renouvelé à 94 %.

Une Assemblée plus jeune

La chambre a été légèrement rajeunie. « L’âge moyen est de 48,5 ans. C’est un an de moins qu’en 2017. « Il y a un vivier de jeunes députés entre 22 et 35 ans au sein des groupes RN et LFI. Sur les 1152 candidats qualifiés pour le second tour, 85 avaient moins de trente ans. 35 % étaient des candidats investis par LFI et 32 % par le RN », explique le politologue, chercheur au Cevipof (Centre de recherche politique de Sciences Po), Bruno Cautrès. Les députés français sont donc largement plus jeunes que leurs collègues européens dont la moyenne d’âge est située aux alentours de 53 ans.

>> Lire notre articlePrésident, vice-présidents, questeurs… tout comprendre de la répartition (complexe) des postes clefs à l’Assemblée nationale

Une Assemblée nationale dominée par la classe moyenne haute

« Malgré quelques symboles d’avancée sociale comme Rachel Kéké (députée LFI et femme de ménage Ndlr) ou Mathilde Hignet (députée LFI, ouvrière agricole), le renouvellement n’est pas très impressionnant sociologiquement. Ça reste une Assemblée nationale très dominée par la classe moyenne haute », souligne Bruno Cautrès.

Les cadres supérieurs et les professions intellectuelles sont présents dans tous les groupes parlementaires, à des proportions allant de 34 % chez les élus LFI, 46 % chez les élus RN et jusqu’à 56 % chez les élus Modem. On trouve 37 % d’ouvriers chez les élus LFI contre 14 % chez les députés de Renaissance, Horizons ou encore du RN. Bruno Cautrès tempère néanmoins les données « Il y a à redire sur les professions déclarées. C’est un système l’autodéclaratif et les critères proposés par le ministère de l’Intérieur pourraient être affinés. Avec une trentaine de chercheurs partout en France, nous avons lancé un projet en ce sens. Nous n’en sommes actuellement qu’à un premier débroussaillage ».

>> Lire notre article. Présidence de la commission des Finances : RN ou Nupes ? Gérard Larcher a tranché. La gauche crie au « front antirépublicain »

Moins de femmes

C’est un des marqueurs de cette nouvelle Assemblée nationale qui recule sur la parité, passant de 39,5 % de députées en 2017 à 37,3 %. La première fois depuis 1988 que le nombre de femmes baisse à l’Assemblée nationale. « La parité varie d’un groupe politique à une autre. Au RN, la parité a été respectée et le parti a envoyé 37 % de femmes au Palais Bourbon. Les LR, ont eux présenté 35 % de candidates et compte 28 % de députées », explique Bruno Cautrès. La coalition Ensemble ! compte 40 % de femmes et celle de la Nupes 42 %.

 

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