Si la présidence LR se joue entre Wauquiez et Fasquelle, Darmanin préfère « partir »
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin s'est dit lundi "triste" de la direction prise par Les Républicains (LR),...

Si la présidence LR se joue entre Wauquiez et Fasquelle, Darmanin préfère « partir »

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin s'est dit lundi "triste" de la direction prise par Les Républicains (LR),...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin s'est dit lundi "triste" de la direction prise par Les Républicains (LR), assurant que si l'élection du nouveau président de son parti devait se jouer entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, il préfèrerait "partir".

"Je suis triste de ce que sont devenus Les Républicains", a déclaré sur Europe 1 M. Darmanin, suspendu début juillet de ses fonctions exécutives au sein des Républicains, mais toujours membre du parti.

"Aujourd'hui, ils choisissent l'opposition, alors qu'ils ont un Premier ministre de leur famille politique", a poursuivi le ministre, accusant les responsables du parti de dénaturer "le travail très important qu'avaient fait Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy pour faire une droite qui était responsable".

"Quand le président de la République, très courageusement, se bat pour mettre fin à la directive sur le travail détaché, on voit désormais les Républicains qui sont contre, alors qu'on a fait tout un travail, il y a encore quelques mois, pour lutter contre cette directive", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'élection du nouveau président des Républicains, qui se tiendra en décembre, le ministre des Comptes publics, qui a multiplié les critiques ces dernières semaines contre la "droitisation" du parti, a fait part de ses craintes.

"Si je vois que le choix est entre Laurent Wauquiez", président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, "et Daniel Fasquelle", député LR du Pas-de-Calais, "j'ai plutôt envie de partir des Républicains", a assuré Gérald Darmanin.

"Aujourd'hui, il faut arrêter la politique aigrie, il faut travailler pour la France. C'était le message du gaullisme", a mis en garde le ministre.

Les Républicains éliront leur président les 10 et 17 décembre. Le vice-président du parti Laurent Wauquiez fait figure de favori, bien que n'ayant pas encore officialisé sa candidature. Laurence Saillet, proche de Xavier Bertrand, a déclaré sa candidature. Le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a annoncé la sienne samedi.

Parmi les ténors, les présidents de région Xavier Bertrand (Hauts-de-France) et Valérie Pécresse (Ile-de-France) notamment ont renoncé à concourir, tout en accusant M. Wauquiez de courir après l'extrême droite. Mme Pécresse a annoncé la création de son mouvement, Libres!, qu'elle doit officiellement lancer le 10 septembre.

"Gérald Darmanin ne veut pas choisir entre Wauquiez et moi pour la présidence des +Républicains+. Tant mieux: il n'a plus rien à faire chez nous", a réagi M. Fasquelle sur Twitter.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le

Paris: Crisis meeting at Elysee Palace with Macron and leaders of the majority
10min

Politique

Sénatoriales : confiants, Les Indépendants, à majorité Horizons, sont prêts à se rapprocher de la majorité de Gérard Larcher

Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.

Le

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le