« Si Macron est réélu sans confrontation sur le bilan, cela posera effectivement un problème de légitimité », s’interroge Julien Bayou
Invité de notre matinale, Julien Bayou est revenu sur la faible intensité de la campagne présidentielle et le « refus de la confrontation » d’Emmanuel Macron. Il a rejoint Gérard Larcher sur le problème de légitimité que pourrait poser une telle campagne si Emmanuel Macron venait à être réélu.

« Si Macron est réélu sans confrontation sur le bilan, cela posera effectivement un problème de légitimité », s’interroge Julien Bayou

Invité de notre matinale, Julien Bayou est revenu sur la faible intensité de la campagne présidentielle et le « refus de la confrontation » d’Emmanuel Macron. Il a rejoint Gérard Larcher sur le problème de légitimité que pourrait poser une telle campagne si Emmanuel Macron venait à être réélu.
Louis Mollier-Sabet

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« On a une drôle de campagne. » Difficile d’être en désaccord avec le constat dressé par Julien Bayou. Celui-ci poursuit : « La campagne a été empêchée par le covid et elle est désormais escamotée par un Président qui ne veut pas faire campagne et qui refuse la confrontation. » D’après le secrétaire national d’EELV, le Président de la République mène une campagne à l’opposé de l’image qu’il avait véhiculée en 2017 : « On avait un Président de la République qui se la jouait startup et révolution démocratique et qui aujourd’hui, fait le rentier monarchique en profitant le plus possible de cette position en surplomb. » 

« Nous réclamons qu’Emmanuel Macron daigne descendre dans l’arène et se confronter à son opposition »

Et si la situation internationale explique cette apathie politique, la crise ukrainienne ne justifie pas tout pour Julien Bayou : « Emmanuel Macron nous disait ‘je n’ai pas le temps’, je m’occupe des relations internationales et tout le monde comprend. Mais lundi, il était sur la chaîne TF1 pour un grand oral, mais il ne veut pas débattre. Quand le Président esquive la confrontation, il esquive les critiques à l’égard de son bilan. » À tel point que le secrétaire national d’EELV rejoint le président Gérard Larcher qui s’était interrogé sur « la légitimité du gagnant » si la campagne en restait là : « Je rejoins Gérard Larcher, qui a pointé un risque. Si Emmanuel Macron est réélu sans confrontation sur le bilan, et en ayant un peu fait campagne sur les fonds publics, comme avant qu’il ne se soit déclaré, cela posera effectivement un problème de légitimité. » Les écologistes « réclament » ainsi « qu’Emmanuel Macron daigne descendre dans l’arène et se confronter à son opposition. » Pas sûr que le chef de l’Etat se plie à l’exercice, tant la situation lui est politiquement favorable pour le moment.  

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