« Si on abandonne Notre-Dame-des-Landes, les zadistes auront gagné », selon Wauquiez
"Si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, c'est que les zadistes auront gagné", a estimé mercredi le président...

« Si on abandonne Notre-Dame-des-Landes, les zadistes auront gagné », selon Wauquiez

"Si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, c'est que les zadistes auront gagné", a estimé mercredi le président...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, c'est que les zadistes auront gagné", a estimé mercredi le président des Républicains, Laurent Wauquiez, qui s'est interrogé sur "la parole" donnée du président de la République, lors d'un entretien sur BFMTV et RMC.

Interrogé sur le préalable d'une évacuation de la Zad, quelle que soit la solution retenue, le leader de la droite a admis que cela était "évidemment nécessaire". "Une évacuation de tout le monde, pas uniquement des plus extrémistes", a-t-il précisé, dans le "respect total de l'autorité de l'État".

"Mais cette évacuation, il faut être clair, ça cache une capitulation", a ajouté M. Wauquiez, "parce que si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, la réalité, c'est que les zadistes auront gagné", en rappelant que la consultation organisée en juin 2016 avait dégagé une majorité favorable au projet de construction de l'aéroport.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes s'est par ailleurs interrogé sur la "parole" du président de la République qui, lors de la campagne présidentielle, "a dit très clairement: +il y a eu un vote, je souhaite que ce vote soit respecté et que l'Aéroport de Notre-Dame-des-Landes soit construit+", selon M. Wauquiez.

Le candidat Emmanuel Macron avait également proposé durant la campagne présidentielle une médiation pour tenter de sortir de l'impasse.

Le patron des Républicains a par ailleurs considéré que "si on abandonne, comme je crains que ce ne soit le cas, le projet de construction d'un aéroport pour les gens de l'ouest, il faudra indemniser Vinci".

"Combien est-ce que ça va coûter aux Français l'évacuation et le renoncement de Notre-Dame-des-Landes? Je demande que le président de la République et le gouvernement informent clairement les Français et fasse la transparence sur ce que ça va coûter", a exhorté M. Wauquiez, en faisant référence "au contrat qui lie l'État à Vinci".

Selon les rapporteurs de la médiation, un éventuel abandon du projet pourrait contraindre l'État à indemniser le géant du BTP jusqu'à 350 millions d'euros.

Une option également évoquée par les anti-"NDDL" est d'entamer une négociation avec Vinci, qui exploite l'actuel aéroport de Nantes et se place en vue d'une possible privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

"Personne jusque-là au gouvernement n'a fait la transparence là-dessus, les Français ont le droit de savoir, c'est leur argent", a encore estimé M. Wauquiez.

Partager cet article

Dans la même thématique

99th Annual Macy’s Thanksgiving Day Parade, New York, USA – 27 Nov 2025
7min

Politique

Dragon Ball Z dans le Val-d’Oise : ce n’est pas un « pas un blanc-seing saoudien » affirme Rachid Temal

Six milliards d’euros d’investissement, trois parcs à thème et des milliers d’emplois annoncés avec le projet porté par l’Arabie saoudite sur l’ancien site de Mirapolis, près de Cergy-Pontoise, pourraient transformer durablement le Val-d’Oise. Présenté comme un projet majeur par Emmanuel Macron, ce plan suscite aussi des questions sur son contenu, ses retombées pour les habitants, les transports, l’environnement et les contreparties attendues.

Le

Grenoble: Olivier Faure JDE Les Ecologistes 2026
5min

Politique

Sénatoriales : l’accord national PS-Ecologistes menacé par les tensions en Seine-Maritime

Socialistes et Ecologistes ont topé sur un accord national pour les sénatoriales à venir en septembre prochain. Mais les Verts menacent de tout envoyer valser, face aux réticences de la fédération PS de Seine-Maritime. Cette dernière préférerait s’extraire de l’accord et ne pas céder la deuxième place de la liste à l’écologiste Bénédicte Martin. La situation est suspendue au conseil fédéral socialiste, prévu ce soir.

Le

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le