Le président Emmanuel Macron a assuré dimanche que la décision de transférer Simone Veil au Panthéon "ne fut pas seulement la (sienne), ce ne fut pas non plus celle de sa famille qui cependant y consentit, cette décision fut celle de tous les Français".
"C'est intensément, tacitement, ce que toutes les Françaises et tous les Français souhaitaient (...) Avec Simone Veil, entrent ici ces générations de femmes qui ont fait la France (...) La France aime Simone Veil", a ajouté le chef de l'État devant le Panthéon où l'ancienne ministre et rescapée de la Shoah et son mari, Antoine Veil, doivent désormais reposer.
Devant la famille, de nombreux responsables politiques et des milliers d'anonymes, Emmanuel Macron a rendu un hommage solennel à cette figure populaire du XXe siècle.
Avec Simone Veil, qui s'est "battue pour que justice soit faite aux femmes", "entrent ici ces générations de femmes qui ont fait la France, sans que la Nation leur offre la reconnaissance et la liberté qui leur était due", a estimé le président de la République. "Aujourd'hui, par elle, justice leur soit à toutes rendue", a-t-il ajouté.
"Elle était de cette génération pour laquelle l'Europe était une conquête de chaque jour", a également insisté M. Macron.
Des gardes républicains portent les cercueils de Simone Veil et de son mari Antoine Veil à l'intérieur du Panthéon, le 1er juillet 2018 à Paris
POOL/AFP
"Nous devons à Simone Veil de ne pas laisser les doutes et les crises qui frappent l'Europe atténuer la victoire éclatante que, depuis 70 ans, nous avons remportée sur les déchirements et les errements des siècles passés", a-t-il dit.
Car "rien ne serait pire que renoncer à l'espoir qui a fait naître l'Europe des ruines où elle s'était ensevelie et où elle aurait pu périr. Nous sommes aujourd'hui les dépositaires de ce défi aux vieilles nations. Ce défi est le nôtre (...) Alors que les vents mauvais à nouveau se lèvent, il est notre plus bel horizon", a souligné le chef de l'État.
Peu avant 10H30, les cercueils de Simone et Antoine Veil avaient quitté le Mémorial de la Shoah, où les Français ont rendu hommage à l'ancienne déportée durant 48 heures. Sous les applaudissements d'anonymes, ils ont rejoint la place Edmond-Rostand où ils ont remonté lentement jusqu'au Panthéon sur un long tapis bleu, la couleur symbole de "la Paix, l'entente entre les peuples et, bien sûr, l'Europe", selon l'Élysée, qui supervise la cérémonie.
Simone Veil reposera désormais avec son époux dans le sixième caveau de la crypte aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet, "quatre grands personnages de notre Histoire", qui "furent comme elle des maîtres d'espérance", selon Emmanuel Macron.
"Comme eux, Simone Veil s'est battue contre les préjugés, l'isolement, contre les démons de la résignation ou de l'indifférence sans rien céder parce qu'elle savait ce qu'était la France. Comme eux, elle a bravé l'hostilité, agi en précurseur, embrassé des causes qu'on croyait perdues", a-t-il insisté en louant cette personnalité qui a "fait la France plus grande et plus forte".
Les sénateurs du groupe PS du Sénat ont modifié leur règlement intérieur. Patrick Kanner, à la tête du groupe, était menacé en cas d’adoption du principe de non-cumul dans le temps, proposition finalement rejetée. Mais l’ancien ministre, qui pourra se représenter en octobre prochain, après les sénatoriales, se retrouve contesté en interne.
Le ministre de l’économie et des finances Roland Lescure a annoncé ce mercredi 8 avril que le Premier ministre allait détailler dès demain la feuille de route du gouvernement pour lutter contre le vol des données de l’État. Fermeture des sites obsolètes, authentification à double facteur… le ministre a déjà dessiné quelques pistes à l’occasion des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.
Mercredi matin la commission des lois du Sénat a adopté le projet de loi de justice criminelle porté par Gérald Darmanin. Les sénateurs ont toutefois restreint le champ d’application de la nouvelle procédure du « plaider-coupable » pour les crimes, une réforme, contestée par de nombreux barreaux.
Le ministre de l’Intérieur, accusé d’avoir voulu faire la promotion de l’islam après une prise de parole à la Mosquée de Paris, a reconnu avoir eu une formulation inappropriée. Interpellé au Sénat ce mercredi, Laurent Nuñez assure tenir « un discours de fermeté » à l’égard de l’entrisme religieux.