Voici une courte présentation des sept candidats à la primaire élargie organisée par le Parti socialiste les 22 et 29 janvier:
Manuel Valls
54 ans, ancien Premier ministre (mars 2014-décembre 2016), après avoir été ministre de l'Intérieur. Iconoclaste à gauche, il défend une laïcité stricte et tient un discours volontiers pro-entreprise.
Né espagnol et naturalisé Français à 20 ans, il a présenté sa candidature à la présidentielle, dont il rêve ouvertement depuis des années, après le retrait de François Hollande, qu'il a poussé à ne pas se représenter.
Les candidats à la primaire organisée par le PS
AFP
Élu maire d’Évry en 2001, puis député en 2002, il a déjà été candidat à la primaire en 2011, où il n'avait réuni que 5,63% des voix.
Outre l'élection en 2017, il joue également son avenir politique et une éventuelle candidature en 2022, que lui permettrait idéalement la prise du parti socialiste.
Arnaud Montebourg
54 ans, ancien ministre du Redressement productif puis de l’Économie (mai 2012-août 2014). Ambassadeur du "made in France", c'est un farouche critique de l'austérité libérale européenne, au talent oratoire et à la prestance reconnus.
Arnaud Montebourg en meeting pour la primaire le 9 janvier 2017 à Paris
AFP
Longtemps considéré comme un "trublion" à gauche, cet avocat de formation, volontiers provocateur, s'était fait "faiseur de princes" en 2011, lorsqu'il remporte 17% des voix à la primaire. Il avait alors appelé à voter pour François Hollande, malgré son appartenance à l'aile gauche du parti.
En quittant Bercy, il s'est formé et reconverti dans le privé. Il avait auparavant promis qu'il ne se représenterait plus à aucune élection sauf la présidentielle.
Benoît Hamon
Benoît Hamon en campagne pour la primaire organisée par le PS, le 10 janvier 2017 à Montpellier
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49 ans, leader de l'aile gauche du parti socialiste. Ancien président du MJS (1993-1995) qui lui conserve ses suffrages, il a été ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire (mai 2012- avril 2014) puis brièvement ministre de l’Éducation avant de quitter précipitamment le gouvernement en août 2014 en même temps qu'Arnaud Montebourg.
Converti à l'écologie, M. Hamon défend la mise en place d'un revenu universel, la légalisation du cannabis et veut relancer la réflexion sur la réduction du temps de travail.
Vincent Peillon
56 ans, s'était éclipsé du débat politique hexagonal en 2014 en quittant son poste de ministre de l’Éducation (mai 2012-avril 2014). Redevenu député européen la même année, il fait figure d'intellectuel, et se voit parfois reprocher son arrogance.
Vincent Peillon en campagne pour la primaire organisée par le PS, le 10 janvier 2017 à Latresne près de Bordeaux
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Professeur de philosophie, il a été qualifié de "Docteur Vincent et Monsieur Peillon" par Pierre Moscovici pour avoir souvent changé de camp au sein du parti socialiste. Il a de fait été successivement proche d'Arnaud Montebourg ou de Benoît Hamon avec qui il a créé en 2003 le Nouveau parti socialiste, puis de Ségolène Royal, de Dominique Strauss-Kahn avant de rejoindre la campagne de François Hollande en 2012.
Au delà de la primaire, qu'il assure avoir rejointe pour défendre le bilan du quinquennat et pallier le retrait de M. Hollande, il n'a rien dévoilé sur ses ambitions.
Sylvia Pinel
Sylvia Pinel lors de la présentation de son programme le 5 janvier 2017 à Paris
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39 ans, présidente du Parti radical de gauche depuis quelques mois, est la seule femme concourant dans cette primaire. Totalement inconnue avant 2012, elle a depuis été ministre de l'Artisanat et du Commerce (mai 2012-avril 2014) puis ministre du Logement (avril 2014-février 2016) avant de quitter le gouvernement pour son mandat de vice-présidente de la région Occitanie.
Très réservée, cette jeune députée du Tarn-et-Garonne depuis 2007 est une proche de Jean-Michel Baylet, indéboulonnable président du PRG pendant 20 ans dont elle a été cheffe de cabinet.
François de Rugy
43 ans, est un Nantais député de Loire-Atlantique depuis 2007 et président du Parti écologiste, créé un an après son départ fracassant d'Europe Écologie-Les Verts en août 2015.
François de Rugy le 16 décembre 2016 à Paris
AFP/Archives
Ardent défenseur de l'écologie ayant toujours été proche des socialistes, il avait vivement protesté lorsque Cécile Duflot et Pascal Canfin avaient décidé de quitter le gouvernement en avril 2014, y voyant une décision prise "à titre personnel" par l'ancienne ministre du Logement, dont l'inimitié avec Manuel Valls est connue.
Jean-Luc Bennahmias
Jean-Luc Bennahmias le 11 octobre 2016 à Paris
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62 ans, président du Front démocrate et coprésident avec Jean-Vincent Placé de l'Union des démocrates et des écologistes. Il est auparavant passé par les Verts, dont il a été secrétaire national entre 1997 et 2001, et le MoDem, qu'il a participé à fonder avec François Bayrou en 2007, avant de le quitter sept ans plus tard.
Directeur de campagne de Noël Mamère pour la présidentielle de 2002, cet ancien journaliste a été élu député européen en 2004 et réélu en 2009. Il avait appelé à voter pour François Hollande en 2012.
De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.
Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.
Droite comme gauche partent divisées pour l’élection municipale à Limoges. Ancien bastion de gauche passé à droite depuis 2014, la ville pourrait à nouveau changer de couleur politique. Le résultat du premier tour sera déterminant pour d’éventuelles alliances.
Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.