SNCF: Berger (CFDT) appelle à discuter pour « éviter un conflit dur »
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a appelé à une rapide discussion entre les syndicats de la SNCF et le gouvernement...

SNCF: Berger (CFDT) appelle à discuter pour « éviter un conflit dur »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a appelé à une rapide discussion entre les syndicats de la SNCF et le gouvernement...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a appelé à une rapide discussion entre les syndicats de la SNCF et le gouvernement pour "éviter un conflit dur qu'(il) ne souhaite pas", lundi au moment où débutait une grève des cheminots qui s'annonce très suivie.

"Plus vite on discutera vite avec l'exécutif, plus on a de chances d'éviter un conflit dur que je ne souhaite pas" à la SNCF, a déclaré Laurent Berger dans un entretien publié sur le site du Figaro.

Le numéro un de la CFDT estime que "le climat social est dégradé". "Mais je ne me laisserai pas enfermer à commenter la situation sociale sous le prisme de la convergence des luttes de la CGT", dit-il.

Interrogé sur la situation à la SNCF, Laurent Berger souligne que "les cheminots ont été heurtés par le fait qu'on les présente comme des privilégiés, mais aussi par le fait qu'on dise que rien ne fonctionne à la SNCF".

"Des trains qui arrivent à l'heure, il y en a! Et quand il y a des problèmes sur les lignes - et je sais que les Franciliens en subissent -, ce n'est pas de la faute du statut de cheminot", fait-il valoir, en s'interrogeant sur "un manque d'investissements sur les réseaux depuis des années par les gouvernements successifs".

"Dans cette histoire, il n'y a pas de coupable, il y a des responsabilités partagées. J'en ai assez qu'on tape sur un service public et sur les cheminots", ajoute le leader de la CFDT en soulignant que "la CFDT cheminots a intégré l'ouverture à la concurrence et fait des propositions au gouvernement sur les conditions sociales".

Plus globalement, poursuit-il, "le gouvernement doit comprendre" qu'il faut "renforcer la cohésion sociale", soulignant que "la France compte 5 millions de pauvres, des millions de chômeurs" et que "de nombreux salariés et retraités sont inquiets sur leur avenir et trouvent injustes les politiques menées".

Partager cet article

Dans la même thématique

SNCF: Berger (CFDT) appelle à discuter pour « éviter un conflit dur »
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
5min

Politique

Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.

Le

Train retardé : les sénateurs créent une garantie de correspondance, en cas de trajet opéré par plusieurs compagnies
6min

Politique

Harmonisation des titres, garantie de correspondance, ouverture de SNCF Connect : les propositions des sénateurs pour faciliter les trajets en train

Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.

Le