SNCF: Darmanin « pas opposé » à la suppression du statut de cheminot
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a assuré lundi qu'il n'était pas opposé à la suppression du statut de cheminot à la SNCF et s...

SNCF: Darmanin « pas opposé » à la suppression du statut de cheminot

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a assuré lundi qu'il n'était pas opposé à la suppression du statut de cheminot à la SNCF et s...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a assuré lundi qu'il n'était pas opposé à la suppression du statut de cheminot à la SNCF et s'est aussi dit favorable à l'introduction du salaire au mérite chez les fonctionnaires.

"Je pense qu'il n'y a pas de tabou. Je ne suis pas opposé à cela", a affirmé le ministre sur BFMTV/RMC, interrogé sur la suppression du statut de cheminot comme le préconise le rapport Spinetta présenté la semaine dernière.

"Pour la première fois de notre histoire, il y a un rapport qui fait la vérité, qui ne fait pas de +bullshit+ (baratin, ndlr), sur la SNCF, qui est une grande entreprise à laquelle les Français sont attachés, mais qui a 50 milliards d'euros de dettes (...)", a-t-il rappelé.

"Personne n'a jamais rien fait de très conséquent pour réformer cette chose d'autant que l'on va ouvrir à la concurrence dans quelques mois, dans quelques années", a poursuivi le ministre.

Réunion à Matignon sur les réformes de la SNCF préconisées par le rapport Spinetta avec notamment le Premier ministre Edouard Philippe (2e à gauche) et le président de la SNCF Guillaume Pepy (2e à droite), le 19 février 2018 à Paris
Réunion à Matignon sur les réformes de la SNCF préconisées par le rapport Spinetta avec notamment le Premier ministre Edouard Philippe (2e à gauche) et le président de la SNCF Guillaume Pepy (2e à droite), le 19 février 2018 à Paris
AFP

"Il est donc tout à fait normal de tirer toutes les conséquences de ce rapport", a-t-il ajouté, au moment où Guillaume Pepy, président du groupe et PDG de SNCF Mobilités, Frédéric Saint-Geours, président du conseil de surveillance, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, sont reçus à Matignon pour évoquer les profondes réformes préconisées par le rapport remis jeudi au Premier ministre Edouard Philippe.

Parmi les pistes évoquées dans le rapport commandé à l'ex-président d'Air France Jean-Cyril Spinetta: une transformation en "sociétés nationales à capitaux publics" des deux principales composantes de l'entreprise, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, aujourd'hui établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic), et la fin du statut de cheminot à l'embauche.

En revanche, M. Darmanin s'est déclaré "favorable au statut de la fonction publique", tout en se disant "aussi favorable aux plans de départ".

"Ce n'est pas un plan de départs volontaires en général: on ne va pas faire partir des professeurs d'éducation nationale dont on a besoin ou des infirmiers dans l'hôpital public", a-t-il expliqué.

Le ministre s'est déclaré aussi favorable à la rémunération au mérite des agents publics, mais en se basant sur d'autres critères que dans le privé. Il a évoqué notamment "le présentéisme".

"On va travailler à une nouvelle rémunération des agents publics fondée sur le mérite", a expliqué M. Darmanin. "Oui, je suis d'accord pour que l'on mesure et que l'on rémunère au mérite", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

SNCF: Darmanin « pas opposé » à la suppression du statut de cheminot
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le