SNCF: Il faut « mettre sur la table les tabous et les privilèges », selon Castaner
Le délégué général de LREM Christophe Castaner a estimé vendredi à propos du rapport sur la SNCF remis la veille au gouvernement...

SNCF: Il faut « mettre sur la table les tabous et les privilèges », selon Castaner

Le délégué général de LREM Christophe Castaner a estimé vendredi à propos du rapport sur la SNCF remis la veille au gouvernement...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le délégué général de LREM Christophe Castaner a estimé vendredi à propos du rapport sur la SNCF remis la veille au gouvernement qu'il fallait "oser assumer de mettre sur la table les tabous et les privilèges".

Interrogé sur RTL pour savoir si la fin évoquée du statut des cheminots à l'embauche ne revenait pas à leur faire "payer" la dette de l'entreprise publique, M. Castaner a répondu : "est-ce que vous pensez que c'est +payer+ que de considérer que de nouveaux entrants ne doivent pas bénéficier d'une retraite moyenne à 57,5 ans ?"

"Il n'est pas pas illogique de dire que si demain nous devions embaucher de nouveaux collaborateurs à la SNCF, ils pourront avoir une retraite qui soit conforme à celle des Français", a-t-il dit.

Alors qu'on lui faisait remarquer qu'il s'agissait-là d'un "tabou" et que cela pouvait revenir à jeter en pâture devant les Français "des privilèges", il a estimé que "si on doit considérer que notre société doit maintenir des privilèges parce qu'il y a des tabous - et je reprends volontiers vos mots- je me dis qu'au fond il faut changer d'époque".

"Les tabous et les privilèges sont des sujets qu'il faut oser assumer de mettre sur la table", a-t-il ajouté.

"Quand on assume d'ouvrir le chantier de la SNCF, ce n'est pas pour dire la SNCF pose problème; au contraire, la SNCF est un formidable service public, mais il va dans le mur si on ne fait rien", a-t-il affirmé, citant en particulier sa "dette phénoménale, de 50 milliards d'euros".

"Sauver la SNCF, qui est un service public, n'est pas être libéral", a-t-il déclaré.

Concernant les "petites lignes", qui mobilisent 16% des moyens consacrés au ferroviaire pour le transport de 2% des voyageurs, le gouvernement "discutera, dit-il, avec les régions, qui sont organisatrices de transport", pour "décider ce qu'il faut maintenir, corriger, changer".

"Il faut intégrer que le service public a un coût différent selon les territoires", a-t-il ajouté. Il ne faut pas viser "le maintien du service public en soi" mais sa "qualité", dit-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

SNCF: Il faut « mettre sur la table les tabous et les privilèges », selon Castaner
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Lebanon Israel Iran
4min

Politique

Frappes israéliennes à Beyrouth : « Les Libanais ont compris que ce n’était que le début »

L’armée israélienne a annoncé, vendredi matin, qu’elle allait mener de nouvelles frappes contre le Hezbollah sur la banlieue sud de Beyrouth. L’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Tatiana Krotoff, journaliste au service international du quotidien francophone libanais, l’Orient du Jour, fait état du choc de la population après l’ordre d’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth par l’armée israélienne.

Le