SNCF: La CFDT note « l’ouverture d’une négociation », mais pas encore « d’avancées »
La CFDT Cheminots, qui a participé vendredi matin à une réunion sur la réforme de la SNCF au ministère des Transports, a évoqué à sa sortie "un...

SNCF: La CFDT note « l’ouverture d’une négociation », mais pas encore « d’avancées »

La CFDT Cheminots, qui a participé vendredi matin à une réunion sur la réforme de la SNCF au ministère des Transports, a évoqué à sa sortie "un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La CFDT Cheminots, qui a participé vendredi matin à une réunion sur la réforme de la SNCF au ministère des Transports, a évoqué à sa sortie "un échange que l'on peut qualifier de négociation", tout en jugeant "très très prématuré" de "parler d'avancées".

"Nous avons commencé un travail très précis dans un échange que l'on peut qualifier de négociation. On est vraiment dans l'ouverture d'une négociation aujourd'hui, on peut le dire", mais "il est beaucoup trop tôt pour parler d'avancées à ce stade", a dit à la presse le secrétaire général adjoint Sébastien Mariani, à l'issue de sa rencontre avec la ministre des Transports Élisabeth Borne.

C'était "une réunion technique" et "nous avons pu examiner l'ensemble de nos 42 amendements", sur lesquels "on va encore avoir beaucoup de discussions" et "nous n'avons pas pu rentrer dans le détail de chacun d'entre eux", a-t-il indiqué. Mme Borne était "disposée à discuter", a ajouté M. Mariani à l’AFP.

Mais "il y a encore beaucoup de travail à faire" et "nous avons encore beaucoup à négocier pour que cette ouverture à la concurrence, si elle se fait, se fasse dans des conditions totalement sécurisantes pour les salariés", a-t-il expliqué.

L'Unsa a succédé à la CFDT à la table de la réunion au ministère. Avant ces discussions, Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, a précisé à la presse que son syndicat y allait "résolument avec une volonté de faire avancer le dossier".

"On va tenter de faire porter une trentaine d'amendements", notamment "sur les aspects sociaux, la rémunération, la gouvernance du système ferroviaire", a-t-il ajouté, soulignant que le temps est compté car "on se rapproche très très vite de l'examen du texte au Sénat". Le projet de réforme ferroviaire y sera étudié en commission à partir du 23 mai et "le 15 mai est la date limite de remise des amendements", a-t-il dit.

"On est toujours dans l'unité syndicale avec chacun son approche naturellement. Mais aujourd’hui, la pression des organisations syndicales reste forte", a-t-il considéré.

Concernant l’opération commerciale annoncée par le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, M. Dillenseger a dit que les syndicats étaient "également très soucieux des voyageurs". "C'est un geste commercial d'entreprise qui vise à atténuer les conséquences de ce conflit", mais "nous pensons que la première arme pour atténuer ce conflit, c'est d'en sortir", a-t-il jugé.

Lors de la consultation interne, baptisée vot’action, que lanceront lundi les syndicats jusqu’au 21 mai, "les cheminots seront interrogés par les organisations syndicales via des urnes qui seront déposées dans les assemblées générales et chaque cheminot pourra s'exprimer librement et en toute transparence" sur cette réforme, a-t-il relevé.

Partager cet article

Dans la même thématique

SNCF: La CFDT note « l’ouverture d’une négociation », mais pas encore « d’avancées »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le