SNCF: Laurent (PCF) pour une reprise totale de la dette
Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a plaidé vendredi pour une reprise en totalité de la dette de la SNCF par l'Etat,...

SNCF: Laurent (PCF) pour une reprise totale de la dette

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a plaidé vendredi pour une reprise en totalité de la dette de la SNCF par l'Etat,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a plaidé vendredi pour une reprise en totalité de la dette de la SNCF par l'Etat, et sa restructuration à un taux de 0%.

"Je pense que toute la dette devrait être reprise, dans la durée", a-t-il déclaré sur France 2.

Mais l'enjeu autour de la reprise de la dette "n'est pas seulement le montant (repris), c'est aussi les conditions de la reprise", et "pour quoi faire", a-t-il souligné.

"Nous voulons une reprise de la dette, à 0%. C'est possible parce que la Banque centrale européenne verse des dizaines de milliards aux banques à taux zéro, donc on peut reprendre la dette à un niveau très très bas, restructurer le paiement de la dette, pour que ça ne pèse pas sur les comptes publics et les contribuables, et mettre de l'argent à l'inverse dans l'investissement public, dans le développement du service public ferroviaire", a-t-il expliqué.

A l'inverse, "là, le gouvernement reprend la dette non pas pour développer le financement du service public ferroviaire mais pour en quelque sorte nettoyer les comptes et ouvrir l'entreprise à des opérateurs privés", a-t-il critiqué.

Les syndicats de la SNCF, déjà reçus le 7 mai à Matignon, revoient ce vendredi le Premier ministre, qui doit préciser le niveau de reprise de la dette de l'entreprise publique, le montant des investissements que consentira l'Etat et son rôle dans les négociations de la branche ferroviaire.

Le député Jean-Baptiste Djebbari (LREM), rapporteur du projet de loi sur la réforme ferroviaire, a indiqué jeudi que l'État allait reprendre "entre 30 et 35 milliards d'euros" de cette dette et investir l'équivalent d'"un point et demi de PIB" (environ 3 milliards) dans les infrastructures.

L'ardoise de la compagnie ferroviaire s'élève à 47 milliards pour SNCF Réseau et 8 milliards pour SNCF Mobilités.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le