SNCF : « On est les porte-voix des cheminots et des passagers » affirme Laurence Cohen
Alors que les débats font rage dans l’hémicycle à propos de la réforme de la SNCF, Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, réaffirme son combat sur ce qu’elle considère comme une privatisation de la SNCF.  

SNCF : « On est les porte-voix des cheminots et des passagers » affirme Laurence Cohen

Alors que les débats font rage dans l’hémicycle à propos de la réforme de la SNCF, Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, réaffirme son combat sur ce qu’elle considère comme une privatisation de la SNCF.  
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Troisième jour de débats sur la réforme de la SNCF dans l’hémicycle du Sénat.

Hier, la ministre des transports, Élisabeth Borne, a accusé le groupe communiste de faire circuler des contre-vérités à propos de la privatisation de l’entreprise.

Au micro de « Sénat 360 », la sénatrice communiste du Val-de-Marne, Laurence Cohen, réagit : « C’est un débat qui est (…) âpre parce qu’il y a vraiment deux positions qui s’opposent : celle du gouvernement et la nôtre (…) [La ministre des transports] défend l’ouverture à la concurrence, c'est-à-dire la voie vers la privatisation. Nous sommes pour un service de qualité, amélioré, avec des moyens. Et hier, elle n’assumait pas (…) sa politique. Aujourd’hui oui (…) elle assume un peu plus sa politique. »

Malgré l’inscription de l’incessibilité de la SNCF dans la version sénatoriale du texte, Laurence Cohen estime que cela n’empêchera pas d’aller vers une privatisation, car des modèles européens semblent l’avoir montré : « Que ce soit en Italie, en Espagne, en Angleterre et en Allemagne, les choses s’étaient un peu déroulées de la même façon et au bout du bout, on est arrivé vers une privatisation qui était larvée et qui en fait a dégradé la qualité de services. »

Aujourd’hui, dans l’hémicycle, les discussions se portent tout particulièrement sur les conditions de transferts des salariés. « Là aussi, on va se battre » déclare la sénatrice communiste » Et elle ajoute : « On n’est pas seuls dans l’hémicycle. On est les porte-voix des cheminots et des passagers qui ont besoin d’amélioration. Et on défend le statut des cheminots parce que ce ne sont pas des privilégiés. »

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