SNCF: Pavageau (FO) accuse le gouvernement de « déprotéger » les cheminots
Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, reçu lundi par le Premier ministre, a accusé le...

SNCF: Pavageau (FO) accuse le gouvernement de « déprotéger » les cheminots

Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, reçu lundi par le Premier ministre, a accusé le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, reçu lundi par le Premier ministre, a accusé le gouvernement de "déprotéger" les cheminots de la SNCF avec son projet de réforme ferroviaire.

Avec la prochaine ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de personnes, les cheminots "vont se retrouver dans des conditions dégradées, transférés dans des entreprises qui vont appliquer un moindre coût salarial (...) déprotégés avec moins de droits, moins de rémunération", a-t-il déclaré à la presse à la sortie d'une réunion avec Édouard Philippe.

En outre, a-t-il ajouté, les usagers devront "payer plus avec des lignes en moins. Tout le monde va être perdant", "nous serons tous et toutes les victimes à un moment donné de cette contre-réforme".

FO, syndicat représentatif dans la branche ferroviaire mais pas à la SNCF, a "proposé une issue (au conflit) par la négociation", ce qui a été "refusé par le gouvernement" qui "ne veut discuter de rien", a indiqué M. Pavageau.

"On est bien parti pour le maintien de la grève", a-t-il estimé, soulignant que c'était aux cheminots d'en prendre la décision en assemblée générale.

Avec l'ouverture à la concurrence, "on va avoir de multiples entreprises qui vont se partager un réseau en très mauvais état et sur lequel aucune d'entre elles ne viendra investir", ainsi qu'"une situation dégradée" pour les salariés "couverts aujourd'hui par (le) statut" de cheminot que le gouvernement a "décidé de façon unilatérale de casser", a-t-il dénoncé.

"On a rappelé qu'il n'y a aucune obligation dans le cadre de cette ouverture à la concurrence de toucher au statut et, pourtant, c'est que dogmatiquement, idéologiquement, le gouvernement a choisi de faire", a-t-il critiqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le