SNCF : pour Éliane Assassi, Claude Malhuret a « vomi dans l’hémicycle »
Ce jeudi, le Sénat a définitivement adopté la réforme ferroviaire. Quelques minutes plus tôt, la sénatrice communiste Éliane Assassi répondait à son collègue Claude Malhuret. La semaine dernière, le président du groupe Les Indépendants-République et Territoire de la Haute Assemblée avait tenu des propos virulents à l’encontre du groupe communiste.

SNCF : pour Éliane Assassi, Claude Malhuret a « vomi dans l’hémicycle »

Ce jeudi, le Sénat a définitivement adopté la réforme ferroviaire. Quelques minutes plus tôt, la sénatrice communiste Éliane Assassi répondait à son collègue Claude Malhuret. La semaine dernière, le président du groupe Les Indépendants-République et Territoire de la Haute Assemblée avait tenu des propos virulents à l’encontre du groupe communiste.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous avons trouvé particulièrement honteux les propos d’un sénateur qui a vomi dans l’hémicycle, 4min30 sur les 7 qui lui sont attribuées, sa haine des cheminots, des communistes et de syndicalistes. »

Au début de son allocution au perchoir de la Haute Assemblée, à l’occasion du vote définitif du projet de réforme ferroviaire, Éliane Assassi a tenu à répondre à Claude Malhuret qui, la semaine dernière, avait tenu des propos particulièrement virulents. Après avoir fustigé la « pire des formes de grève (…) destinée à pourrir au maximum la vie de nos concitoyens », il s’en était pris aux sénateurs communistes, qui avaient illustré leur opposition au texte par le port de gilets orange, propres à la SNCF. « Si nous acceptons ce précédent sans réagir dans la société du spectacle où nous vivons alors il ne faudra pas s’étonner que demain d’autres viennent en maillot de bain ou avec leur caniche en laisse », avait déclaré le président du groupe Les Indépendants-République et Territoire au Sénat, entre deux références soviétiques.

« Si nous pouvons avoir des divergences d’opinions, nous devons accepter le cadre démocratique de nos débats et la confrontation d’idées sans que cela ne se transforme en insulte », lui a répondu ce jeudi la sénatrice communiste. Et d’ajouter : « Ces paroles et ces actes n’honorent pas ceux qui s’y prêtent dans cette enceinte républicaine. »

Enfin, Éliane Assassi a rappelé la « détermination » de son groupe à défendre « le service public et les garanties collectives » : « Notre boussole ne varie pas, et notre boussole, c’est l’intérêt général et le respect des droits de nos concitoyens. » Quelques minutes plus tard, le Sénat adoptait définitivement et sans surprise la réforme ferroviaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

SNCF : pour Éliane Assassi, Claude Malhuret a « vomi dans l’hémicycle »
5min

Politique

Départ de David Lisnard des Républicains : « La droite est rattrapée par le syndrome d’autodestruction », déplore Agnès Evren

Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.

Le

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
6min

Politique

Personnalisation, vote utile en faveur de la gauche ?… Au lendemain des municipales, quel bilan tirer du nouveau mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille ?

Pour la première fois cette année, les électeurs de Paris, Lyon et Marseille ont voté directement pour leur maire, en plus des maires d'arrondissement. Une personnalisation du scrutin qui n’a pas eu les effets escomptés à droite pour Rachida Dati et Jean-Michel Aulas. A l’inverse, l’ampleur des victoires de la gauche à Paris et Marseille semble avoir été accentuée. Explications.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le