Le patron du PCF Fabien Roussel a qualifié vendredi de "pure folie" et Jean-Luc Mélenchon d"'escalade irresponsable" le raid américain qui a tué le général iranien Qassem Soleimani. La présidente du RN Marine Le Pen estime, elle, que la France doit tout faire pour "relancer les négociations" sur le nucléaire iranien.
"Au nom du PCF, je condamne ces nouveaux bombardements américains ordonnés par Trump qui font de l'Irak, déjà meurtrie, un nouveau champ de bataille", a réagi M. Roussel, pour qui "cet acte est une pure folie et peut conduire à l'irréparable".
L'administration américaine "menace maintenant de faire cette région du monde un nouveau théâtre de guerre dans laquelle les peuples seront toujours les perdants", a ajouté dans un communiqué M. Roussel, qui a demandé au gouvernement d'"exiger sans attendre une réunion exceptionnelle du conseil de sécurité de l'ONU pour stopper l'escalade en cours".
En début d'après-midi, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a enjoint à la "prudence" les ressortissants français se trouvant dans plusieurs pays du Proche-Orient.
"L'assassinat du général iranien Soleimani engage une escalade irresponsable. Car la réplique viendra inéluctablement", déplore pour sa part le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux.
Il estime "urgent de sortir de l'engagement dans l'OTAN" car "nous avons le droit de savoir où vont nos alliés et ce qu'ils veulent. C'est décidément impossible avec les gouvernements des États-Unis".
De son côté Mme Le Pen a estimé qu'il s'agissait d'un "avertissement" de Donald Trump à l'Iran, en s'interrogeant : "un État peut-il laisser son ambassade à la merci de n'importe quels manifestants hostiles ? Certainement pas. Peut-on laisser un État arrêter des ressortissants étrangers sans raison? Certainement pas".
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 11 décembre 2019
AFP/Archives
Jugeant que "cette montée des tensions (...) doit être gérée avec la plus grande modération", elle a affirmé que la France devait "continuer à parler à tous les acteurs et participer par tous les moyens dont elle dispose à relancer les négociations, notamment sur le contrôle des installations nucléaires en Iran". "Nous appelons toutes les parties à la retenue", a-t-elle aussi ajouté.
Pour sa part, l'eurodéputé RN Thierry Mariani a estimé sur Twitter que "l’assassinat (comment appeler cela autrement ?) de #Soleimani, par les USA est une faute grave qui sera lourde de conséquence et que l’ #Iran ne peut laisser sans réponse".
Le N.3 des Républicains (LR) Aurélien Pradié s'est dit "très inquiet" de la "manière dont les États-Unis peuvent parfois jouer avec le feu".
"Le danger est tout à fait considérable" et "tout acte de guerre, toute frappe militaire a des conséquences diplomatiques considérables, notamment dans cette région qui est une véritable poudrière", a-t-il ajouté sur Franceinfo, en soulignant que "tout ce qui perturbe cette zone du monde peut perturber et menacer notre pays".
Suspendu « à titre conservatoire » du Parti socialiste au petit matin, écarté dans la foulée de la primaire de l'« espace social-démocrate », le député de l'Eure Philippe Brun dénonce une manœuvre visant à le « tuer politiquement ». Récit d'une nuit où une primaire à six candidats s'est réveillée à cinq.
Dans un entretien au Figaro, le Premier ministre a dévoilé les grandes orientations des futurs textes budgétaires, à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Il promet la « stabilité fiscale » et des économies, qui « serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ».
Avec ce « rêve » des Etats-Unis d’Europe, le candidat Renaissance à la présidentielle met sur la table une proposition polémique. Ce « saut fédéral » se ferait d’abord avec quelques Etats, sur le terrain économique, avec alignement des taux d’imposition et du droit du travail, et grands projets technologiques communs. Un vieux débat en réalité, qui va lui permettre de jouer le match contre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur le terrain des idées, alors que Gabriel Attal reste toujours derrière son concurrent Edouard Philippe dans les sondages.
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