Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, a accusé lundi le gouvernement d'"organiser des fuites dans la presse" dans les affaires en cours, "pour essayer de parasiter la présidentielle".
"C'est ce gouvernement qui organise des fuites dans la presse pour essayer de parasiter la présidentielle", a affirmé Thierry Solère sur CNews.
"Dans le fonctionnement de nos institutions, qu'est-ce qui ne va pas ? Ce n'est pas que la justice fasse son travail, je suis attaché à son indépendance", a-t-il déclaré.
"Ce qui ne va pas, c'est qu'à 55 jours de l'élection, les PV d'audition des uns ou des autres se retrouvent dans le journal sous la signature de deux journalistes dont on connaît la proximité, notamment avec François Hollande", a-t-il développé, citant les journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet, auteurs du livre de confidences du président.
Les journalistes du Monde Fabrice Lhomme (g) et Gérard Davet, le 10 novembre 2014 à Paris
AFP/Archives
"Il y a le risque de l'instrumentalisation parce qu'on laisse des casseurs prospérer partout en France, parce qu'on laisse des gens perturber des manifestations, parce qu'on fait fuiter de manière organisée des PV à charge dans la presse, tout ça participe d'instrumentaliser l'opinion publique", a dénoncé M. Solère.
Interrogé par Claude Malhuret (Horizons) sur le risque de prolifération de contenus politiques créés ou modifiés par l’intelligence artificielle durant la campagne présidentielle, le Premier ministre a annoncé une réponse législative. Selon lui, les « peines aujourd'hui ne sont pas suffisamment dissuasives ».
Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre est revenu sur l’action du gouvernement en matière de lutte contre le narcotrafic, en rappelant les tests de dépistage de drogues désormais imposés dans les ministères. Il a annoncé, également, un texte de loi visant à durcir les sanctions des agents de l’Etat qui se rendraient coupables de corruption passive.
La Cour de cassation « pourrait » se prononcer sur le pourvoi de Marine Le Pen contre sa condamnation dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national « au plus tard début avril 2027 », a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.
Condamnée en appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, Marine Le Pen a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle et son intention de former un pourvoi en cassation. En s'appuyant sur une jurisprudence de 1993, certains juristes affirment pourtant que la députée RN est toujours inéligible car ce pourvoi ferait revivre sa peine d'inéligibilité prononcée en première instance. Explications.