Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, a accusé lundi le gouvernement d'"organiser des fuites dans la presse" dans les affaires en cours, "pour essayer de parasiter la présidentielle".
"C'est ce gouvernement qui organise des fuites dans la presse pour essayer de parasiter la présidentielle", a affirmé Thierry Solère sur CNews.
"Dans le fonctionnement de nos institutions, qu'est-ce qui ne va pas ? Ce n'est pas que la justice fasse son travail, je suis attaché à son indépendance", a-t-il déclaré.
"Ce qui ne va pas, c'est qu'à 55 jours de l'élection, les PV d'audition des uns ou des autres se retrouvent dans le journal sous la signature de deux journalistes dont on connaît la proximité, notamment avec François Hollande", a-t-il développé, citant les journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet, auteurs du livre de confidences du président.
Les journalistes du Monde Fabrice Lhomme (g) et Gérard Davet, le 10 novembre 2014 à Paris
AFP/Archives
"Il y a le risque de l'instrumentalisation parce qu'on laisse des casseurs prospérer partout en France, parce qu'on laisse des gens perturber des manifestations, parce qu'on fait fuiter de manière organisée des PV à charge dans la presse, tout ça participe d'instrumentaliser l'opinion publique", a dénoncé M. Solère.
Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.
Raphaël Glucksmann s’interroge à son tour sur les dates de l’élection présidentielle, fixées les 18 avril et 2 mai, soit le lendemain du 1er mai, où les syndicats défilent. Il rejoint les critiques déjà formulées par le candidat LR, Bruno Retailleau, et Louis Aliot, vice-président du RN. Mais le gouvernement n’entend pas changer le calendrier.
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Comme en 2024 et en 2025, il est peu probable que le parcours des textes budgétaires s’achève par un vote positif de l’Assemblée nationale en décembre. À quelques jours du passage de témoin aux sénateurs, Public Sénat fait le point sur le calendrier et les différentes possibilités ouvertes à ce jour.