Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, a accusé lundi le gouvernement d'"organiser des fuites dans la presse" dans les affaires en cours, "pour essayer de parasiter la présidentielle".
"C'est ce gouvernement qui organise des fuites dans la presse pour essayer de parasiter la présidentielle", a affirmé Thierry Solère sur CNews.
"Dans le fonctionnement de nos institutions, qu'est-ce qui ne va pas ? Ce n'est pas que la justice fasse son travail, je suis attaché à son indépendance", a-t-il déclaré.
"Ce qui ne va pas, c'est qu'à 55 jours de l'élection, les PV d'audition des uns ou des autres se retrouvent dans le journal sous la signature de deux journalistes dont on connaît la proximité, notamment avec François Hollande", a-t-il développé, citant les journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet, auteurs du livre de confidences du président.
Les journalistes du Monde Fabrice Lhomme (g) et Gérard Davet, le 10 novembre 2014 à Paris
AFP/Archives
"Il y a le risque de l'instrumentalisation parce qu'on laisse des casseurs prospérer partout en France, parce qu'on laisse des gens perturber des manifestations, parce qu'on fait fuiter de manière organisée des PV à charge dans la presse, tout ça participe d'instrumentaliser l'opinion publique", a dénoncé M. Solère.
Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.
Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.
En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.