Solère pour une suppression de l’immunité parlementaire qui « ne sert à rien »
Le député LR Thierry Solère s'est dit jeudi pour la fin de l'immunité parlementaire, qui "ne sert à rien" à part à "entretenir ce...

Solère pour une suppression de l’immunité parlementaire qui « ne sert à rien »

Le député LR Thierry Solère s'est dit jeudi pour la fin de l'immunité parlementaire, qui "ne sert à rien" à part à "entretenir ce...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député LR Thierry Solère s'est dit jeudi pour la fin de l'immunité parlementaire, qui "ne sert à rien" à part à "entretenir ce petit soupçon perpétuel" visant la classe politique.

"Toutes ces histoires d'immunité parlementaire et tout, il faut que ça cesse", a-t-il dit sur RMC/BFMTV.

"Je pense que ça ne sert à rien et que ça entretient ce doute et ce soupçon perpétuel que la classe politique essaie de ne pas vivre comme les autres Français" a-t-il ajouté.

Pourrait-il demander un amendement en ce sens à la loi de moralisation de la vie publique ? "J'en parlerai avec mes collègues du groupe", a répondu celui qui a lancé mercredi, avec des députés LR et UDI, un groupe de "constructifs" à l'Assemblée.

"Dès qu'un juge d'instruction veut mettre un député en examen et qu'il a besoin de le contraindre pour éventuellement le placer en garde à vue, il demande la levée (de l'immunité parlementaire) et elle est automatique, donc ça sert à quoi ? A pas grand chose", a-t-il aussi dit.

Il a abordé le sujet en évoquant les cas des ministres démissionnaires du premier gouvernement Philippe, Marielle de Sarnez et Richard Ferrand, redevenus députés, "absolument pas poursuivis par la justice" à ce stade, mais qui sont des "citoyens comme les autres".

M. Ferrand, réélu député du Finistère et qui devrait prendre la tête du groupe la République en marche (REM) à l'Assemblée, est mis en cause dans une affaire immobilière. Il a assuré mardi que si la justice souhaitait l'entendre dans le cadre de l'enquête préliminaire dont il fait l'objet, il ne serait "pas question d'immunité" parlementaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Solère pour une suppression de l’immunité parlementaire qui « ne sert à rien »
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Solère pour une suppression de l’immunité parlementaire qui « ne sert à rien »
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Solère pour une suppression de l’immunité parlementaire qui « ne sert à rien »
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le