Solère veut « sanctionner tout malentendu » sur les positions face au FN
Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine, a jugé vendredi que son parti devait "sanctionner tout malentendu" sur la position...

Solère veut « sanctionner tout malentendu » sur les positions face au FN

Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine, a jugé vendredi que son parti devait "sanctionner tout malentendu" sur la position...
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Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine, a jugé vendredi que son parti devait "sanctionner tout malentendu" sur la position pro-Macron à avoir au second tour de la présidentielle, considérant que "tout vote blanc, toute abstention" aide Marine Le Pen.

"Au second tour, je le dis à Jean-Luc Mélenchon, (...) à tous les responsables politiques de gauche et de droite, il y a une seule façon de faire baisser le FN, c'est de voter pour Emmanuel Macron. Donc arrêtons de finasser, ça veut pas dire qu'on partage son projet", a déclaré sur LCP l'ancien organisateur de la primaire de la droite.

Lundi soir, le bureau politique de LR a avalisé un texte de compromis appelant "à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle" et soulignant que "l’abstention ne peut être un choix".

Selon M. Solère, "tout vote blanc, toute abstention, c'est une voix qui aide Marine Le Pen face à Emmanuel Macron".

"Il y a des valeurs de la droite républicaine" et "il faut sanctionner très clairement tout malentendu", a-t-il insisté, visant entre autres la présidente d'honneur du Parti Chrétien Démocrate Christine Boutin, qui va voter FN. Sens commun, émanation politique de La Manif pour tous, n'a de son côté pas donné de consigne de vote.

"Ceux qui à droite en sont (...) à voter blanc, à s'abstenir, parce qu'ils veulent pas dire qu'ils votent Le Pen, ou bien clairement à appeler à voter pour Marine Le Pen, ils n'ont rien à faire dans une famille politique de droite républicaine", a-t-il ajouté.

Questionné sur une possible recomposition de la droite, M. Solère a déclaré qu'"il y a des droites différentes et un centre droit, elles n'étaient pas irréconciliables". Il souhaite "qu'on arrive à travailler ensemble mais il faut pour ça qu'on soit d'accord sur l'essentiel".

Quant aux législatives, il a souhaité que " François Baroin (...) soit (le) chef de file" de la campagne LR et qu'il y ait "quelques évolutions" du programme car "les classes populaires, les classes moyennes n'ont peut-être pas suffisamment été prises en compte".

Sans majorité claire se dégageant dans la nouvelle Assemblée en juin, le Premier ministre devra "chercher une majorité sur un projet". Dans une pique à Bruno Le Maire qui s'est dit prêt à intégrer le gouvernement en pareil cas, M. Solère a jugé "la situation assez compliquée pour qu'on dise pas les choses en se cachant derrière son petit doigt". Il veut que LR "se présente aux législatives dans la clarté".

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