Sommet de Versailles sur l’Ukraine : « Tout ce faste pour une simple opération de communication, c’est un aveu d’échec », tacle Guillaume Peltier
Invité de notre matinale, Guillaume Peltier est revenu sur la crise ukrainienne et l’action de l’Europe en la matière avec le sommet de Versailles de jeudi et vendredi dernier. Le vice-président de Reconquête, « regrette » l’impuissance de l’Europe et dénonce « une opération de communication. »

Sommet de Versailles sur l’Ukraine : « Tout ce faste pour une simple opération de communication, c’est un aveu d’échec », tacle Guillaume Peltier

Invité de notre matinale, Guillaume Peltier est revenu sur la crise ukrainienne et l’action de l’Europe en la matière avec le sommet de Versailles de jeudi et vendredi dernier. Le vice-président de Reconquête, « regrette » l’impuissance de l’Europe et dénonce « une opération de communication. »
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Face à la guerre en Ukraine, les 27 étaient réunis en fin de semaine dernière à Versailles, sans que des mesures précises soient annoncées. Une « opération de communication un peu malheureuse » pour Guillaume Peltier. Le vice-président de Reconquête assure qu’Éric Zemmour a « souhaité jusqu’au bout » que ce sommet « accouche » d’avancées concrètes, mais d’après lui, « force est de constater » qu’aucune « initiative diplomatique » n’a été prise. « Tout ce faste, à ce moment-là, pour aboutir simplement à une opération de communication, c’est pour le moment un aveu d’échec », ajoute Guillaume Peltier, qui « regrette l’impuissance de l’Europe. »

« Pour accueillir les Ukrainiens, nous demandons de suspendre toute l’immigration du Sud »

« Notre ligne est très simple », poursuit le porte-parole d’Éric Zemmour : « Tout ce qui permet la désescalade, ce qui permet de contraindre la Russie de venir à la table des négociations, est une solution. » Sur les sanctions économiques, par exemple : « Tout ce qui fait partie de sanctions dissuasives pour amener Poutine à la table des négociations, oui. Tout ce qui fait partie des sanctions boomerang et qui pourrait porter atteinte à la prospérité de notre peuple, non. » Ainsi, « la France doit être une nation leader de la diplomatie mondiale et s’appuyer sur la Chine, ou Israël qui a lancé des négociations. C’est le seul chemin possible, mais pour y parvenir, il faut s’appuyer sur toutes les Nations du monde. » D’après le soutien d’Éric Zemmour, le but de ces négociations doit être d’aboutir à un « compromis », avec un cessez-le-feu reposant sur deux piliers. D’abord la garantie de « l’intégrité territoriale de l’Ukraine » et ensuite la garantie « de la non-extension de l’OTAN vers l’Est. »

Au sujet des réfugiés Ukrainiens, le camp Zemmour maintient sa position : « L’accueil ne se fait jamais sans limite. Avant d’écouter nos désirs, il faut écouter leurs besoins. 2,7 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays et souhaitent majoritairement rester dans des pays frontaliers pour être au plus près des combattants. Nous proposons donc que l’Europe et la France aident ces pays, notamment la Pologne, la Roumanie ou la Hongrie. » En ce qui concerne les réfugiés ukrainiens qui arriveraient jusqu’à la France, Guillaume Peltier retombe, là aussi, sur ses pattes, en faisant de la crise ukrainienne un argument pour interrompre les flux migratoires venants « du Sud » : « Pour ceux qui veulent venir, il faut leur offrir un accueil digne. Les filières de passeurs utilisent la tragédie ukrainienne pour faire rentrer des migrants. Ainsi pour accueillir nos frères européens de l’Est, les Ukrainiens, nous demandons de suspendre toute l’immigration du Sud. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Sommet de Versailles sur l’Ukraine : « Tout ce faste pour une simple opération de communication, c’est un aveu d’échec », tacle Guillaume Peltier
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le