Sommet européen: Le Pen espère que le groupe de Visegrad fera « plier » le couple franco-allemand
Marine Le Pen a dit mercredi espérer que les pays du groupe de Visegrad, partisans d'une ligne dure sur l'immigration, fassent ...

Sommet européen: Le Pen espère que le groupe de Visegrad fera « plier » le couple franco-allemand

Marine Le Pen a dit mercredi espérer que les pays du groupe de Visegrad, partisans d'une ligne dure sur l'immigration, fassent ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a dit mercredi espérer que les pays du groupe de Visegrad, partisans d'une ligne dure sur l'immigration, fassent "plier" le couple franco-allemand au sommet européen qui s'ouvre jeudi à Bruxelles.

"J'espère que le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie, ndlr), l'Italie et d'autres arriveront à faire plier les idéologues", le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, "pour leur faire constater qu'il n'y a pas d'autres solutions raisonnables et humaines que d'arrêter cette immigration massive", a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN) dans les couloirs de l'Assemblée.

"J'attends du Conseil européen de demain que l'on mette fin à l'immigration clandestine", a ajouté Mme Le Pen à la veille de cette réunion, dans un contexte de fortes divisions des pays de l'UE sur la question migratoire.

"A chaque fois qu'il y a une crise, l'Union européenne est totalement absente (...). Un certain nombre de nations doivent prendre ensemble des décisions, notamment l'Espagne, la France et l'Italie, pour éventuellement mettre en commun des moyens maritimes pour arraisonner les bateaux, mettre en sécurité les migrants et les ramener dans les centres" en Syrie, en Libye ou d'autres pays proches, a suggéré la députée du Pas-de-Calais.

Mme Le Pen a de nouveau fustigé les "nouveaux esclavagistes, ces négriers des temps modernes que sont les passeurs". Selon elle, ils sont "aidés par les ONG" et "un certain nombre de gouvernements européens qui, non seulement les protègent", mais "les financent par l'intermédiaire d'un certain nombre de subventions".

Elle a notamment affirmé que "l'Aquarius a reçu de la part de la mairie de Paris une subvention il y a 3 mois de 30.000 euros".

Pour Mme Le Pen, l'objectif de ces ONG "n'est pas un objectif humanitaire, c'est un objectif politique: il s'agit d'emmener le maximum de clandestins sur les rives européennes". C'est "un délit et ça doit être poursuivi à ce titre", et "il faut confisquer l'intégralité des bateaux", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le