France Point presse Michel BARNIER a l INES du Technolac Bourget du Lac
Bourget du Lac Aix Les Bains le 12/09/2024 : Point presse du premier ministre Michel BARNIER a l INES du Technolac au Bourget du lac //ALLILIMOURAD_SIPA.28575/Credit:Mourad ALLILI/SIPA/2409121519

Sondage : 61% des Français pensent qu’Emmanuel Macron va gouverner, et non Michel Barnier

Une majorité de Français estiment que c’est le président de la République qui gouvernera effectivement la France (61 %), contre seulement 38 % pour Michel Barnier. Le nouveau Premier ministre entre à Matignon avec une cote de popularité plus basse que ses quatre prédécesseurs.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Pas le signe d’un état de grâce. Deux semaines après avoir été appelé à Matignon, Michel Barnier peine à susciter l’adhésion de majorités de Français. 59 % des Français pensent qu’il n’est pas un bon Premier ministre, contre 39 % qui répondent par l’affirmative (2 % ne se prononcent pas), selon le baromètre politique d’Odoxa-Mascaret, réalisé pour Public Sénat et la presse régionale les 18 et 19 septembre. À titre de comparaison, 42 % des personnes interrogées disaient de Gabriel Attal qu’il était un bon Premier ministre, au moment de la dernière mesure, au mois de juin.

Avec 39 % d’opinions positives, Michel Barnier entame ses nouvelles fonctions avec un niveau plus bas que tous les autres chefs de gouvernement d’Emmanuel Macron. Edouard Philippe, en mai 2017, prenait ses quartiers avec 55 % de jugements positifs, Élisabeth Borne en mai 2022 comptait 43 % de bonnes opinions, et Gabriel Attal en janvier dernier était apprécié par 48 % des Français. Seul Jean Castex, avec 40 % de bonnes opinions en septembre, dans le contexte particulier de la première année de pandémie de covid-19, se rapprochait du score de Michel Barnier.

Odoxa-Barnier

Les Français sont globalement sceptiques sur le concept de « coexistence exigeante », avancé par l’Élysée pour décrire le style de gouvernance qui s’annonce. Pour 61 % des Français, c’est le président de la République qui gouvernera effectivement la France. Ils sont seulement 38 % à dire que tout se jouera à Matignon (1 % ne se prononce pas).

65 % des Français ne font pas confiance à Michel Barnier pour composer un gouvernement qui corresponde à leurs attentes

Les sympathisants LR sont les plus nombreux à penser que le pouvoir sera plutôt incarné par Michel Barnier (57 %). Toutes les autres tendances politiques jugent que ce sera Emmanuel Macron qui gouvernera : 55 % des sympathisants Renaissance sont de cet avis.

Les Français sont par ailleurs 65 % à ne pas faire confiance à Michel Barnier pour composer un gouvernement qui corresponde à leurs attentes. Cette proposition monte à 88 % chez les sympathisants écologistes, 85 % chez les sympathisants insoumis, 76 % pour les socialistes, et 74 % pour les sympathisants RN. À l’inverse, 75 % des sympathisants Renaissance, idem chez LR, font confiance à Michel Barnier pour la future équipe gouvernementale.

Odoxa-gouvernance

Méthodologie : l’enquête a été réalisée les 18 et 19 septembre 2024, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % ou de 80 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Sondage : 61% des Français pensent qu’Emmanuel Macron va gouverner, et non Michel Barnier
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le