Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, pendant le vote de la motion de censure contre Michel Barnier.
Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée, pendant le vote de la motion de censure contre Michel Barnier.

Sondage : après la motion de censure, Marine Le Pen toujours en tête des intentions de vote pour l’élection présidentielle

Une semaine après la censure du gouvernement Barnier par la gauche et le Rassemblement national, un sondage Ifop pour Le Figaro Magazine et Sud Radio révèle que Marine Le Pen améliorerait son score au premier tour de l’élection présidentielle. En fonction des candidats face à elle à gauche et chez les macronistes, elle recueille entre 36 et 38 % des intentions de vote.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Une semaine après avoir voté la motion de censure du Nouveau Front populaire, alors que la stratégie de Marine Le Pen suscite toujours des interrogations, un sondage Ifop pour Le Figaro Magazine et Sud Radio montre au contraire une progression des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle pour la cheffe de file du Rassemblement national. La censure du gouvernement Barnier semble donc n’avoir aucun impact négatif sur son électorat.

Selon l’enquête, réalisée auprès de 1 107 personnes entre le 6 et le 9 décembre, Marine Le Pen progresse ainsi de deux points dans les intentions de vote par rapport au mois de septembre dernier. Si l’élection présidentielle de 2027 avait lieu aujourd’hui, elle serait la première qualifiée au second tour avec entre 36 et 38 % des suffrages.

Divisée, la gauche ne se qualifierait pas au second tour

Après deux mandats, la question du candidat macroniste qui remplacera Emmanuel Macron lors de ce scrutin se pose. Le sondage teste ainsi les candidatures de deux anciens Premiers ministres, celle du nouveau secrétaire général du parti présidentiel Gabriel Attal et celle du président du parti Horizons Edouard Philippe. Tous deux se qualifieraient pour le second tour, Gabriel Attal avec 20 % des voix contre 38 % pour Marine Le Pen, Edouard Philippe avec 25 % contre 36 % pour la candidate RN. Un score en tout cas plus faible que les près de 28 % obtenus par Emmanuel Macron en 2022.

Parmi les personnalités testées face à la présidente des députés RN, on retrouve également toutes les forces politiques candidates à l’élection présidentielle de 2022. Le sondage considère ainsi que la gauche partira divisée au premier tour, avec une candidature de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Tondelier, d’Olivier Faure et de Fabien Roussel. Dans ce scénario, aucun des candidats de gauche ne serait en position de se qualifier au second tour. C’est le chef de file de La France insoumise qui réaliserait le meilleur score, recueillant 12 % des intentions de vote au premier tour, contre près de 22 % en 2022.

À droite, c’est la candidature de Laurent Wauquiez qui est testée, sans grand succès. Le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale recueillerait entre 6 et 8 % des suffrages, le plaçant devant les candidats communiste, écologiste et socialiste, mais derrière Jean-Luc Mélenchon.

Si Marine Le Pen est inéligible, Jordan Bardella en tête au premier tour

Enfin, le sondage envisage l’hypothèse selon laquelle Marine Le Pen serait déclarée inéligible au mois de mars, comme l’ont requis les procureurs dans le cadre du procès sur les assistants parlementaires européens du parti. Dans ce cas, elle devrait très probablement être remplacée par Jordan Bardella, qui a déjà mené la campagne des dernières élections législatives.

L’enquête d’Ifop teste ainsi une candidature du président du Rassemblement national, face à Edouard Philippe. Dans cette configuration, comme Marine Le Pen, Jordan Bardella se qualifierait au second tour en première position avec 34 % des voix, contre 26 % pour son adversaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

« Que ce soit sur le trottoir ou sur l’écran, c’est le même calvaire » : une proposition de loi pour lutter contre le proxénétisme en ligne

Depuis la crise du Covid, les inscriptions sur les plateformes Mym et OnlyFans ont bondi. Ces sites, mettant en lien direct créatrices et consommateurs, permettent de monétiser des contenus intimes, avec leur lot de dérives. Une proposition de loi visant à sanctionner les acheteurs et à élargir le champ de l’infraction de proxénétisme au numérique, a été déposée au Sénat par Marie Mercier (LR).

Le

Sondage : après la motion de censure, Marine Le Pen toujours en tête des intentions de vote pour l’élection présidentielle
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Sondage : après la motion de censure, Marine Le Pen toujours en tête des intentions de vote pour l’élection présidentielle
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le