French President Emmanuel Macron, right, and his Ukrainian counterpart Volodymyr Zelenskyy shake hands after signing an agreement, Friday, Feb. 16, 2024 at the Elysee Palace in Paris. Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy arrived in Paris to sign a bilateral security agreement with France hours after he officialized a similar one with Germany. The agreements send a strong signal of long-term backing as Kyiv works to shore up Western support nearly two years after Russia launched its full-scale war. (AP Photo/Thibault Camus, Pool)/PAR147/24047707402370/POOL PHOTO/2402162045
Sondage : après ses déclarations sur la Russie, la popularité d’Emmanuel Macron en baisse
Selon un sondage réalisé par Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, la moitié des Français estiment que les déclarations du président sur l’envoi potentiel de troupes en Ukraine relèvent d’intentions purement politiciennes.
L’impopularité du chef de l’État retrouve un niveau équivalent à celui d’il y a un an, au moment de l’adoption de la réforme des retraites. Selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, 69 % des Français estiment qu’Emmanuel Macron n’est pas un bon président de la République.
Cette fois, c’est le contexte international qui fait chuter l’opinion des Français. Depuis ses déclarations, il y a un mois, sur le possible envoi de troupes en Ukraine, Emmanuel Macron a perdu un point dans les sondages. La popularité de son Premier ministre Gabriel Attal recule également, mais devance toujours de douze points celle du président.
Pour la moitié des sondés, « il faut composer » avec la Russie
Interrogé sur France 2 et TF1 le 14 mars dernier, le président avait renouvelé ses déclarations, affirmant que « la crédibilité de l’Europe serait réduite à zéro » si la Russie venait à remporter sa guerre contre l’Ukraine. Un discours de fermeté qui convainc de moins en moins. La moitié des sondés estiment que les déclarations d’Emmanuel Macron s’expliquent par le fait qu’il « veut focaliser l’intérêt des Français et des médias sur un sujet international, dont il pense qu’il le mettra davantage en valeur ».
Les propos du président semblent également avoir fait évoluer l’opinion des Français à l’égard de la Russie. Pour 13 % des sondés, soit deux points de plus qu’il y a un mois, la France devrait considérer Moscou comme « un allié, un partenaire ». Seuls 33 % estiment que la Russie est « un adversaire à combattre », un chiffre en baisse de quatre points depuis février dernier. Plus de la moitié des Français affichent une position intermédiaire, considérant la Russie comme « un mal nécessaire, avec lequel il faut composer ».
19 % des sympathisants du Rassemblement national considèrent la Russie comme « un allié »
Dans le détail, l’opinion des Français à l’égard de Moscou évolue largement selon la proximité partisane. Ainsi, seulement 3 % des sympathisants du Parti socialiste et de la majorité présidentielle voient dans la Russie « un partenaire ». Un score qui monte à 15% chez les partisans de La France insoumise, mais aussi chez les proches des Républicains. Enfin, c’est auprès des sympathisants du Rassemblement national que l’on retrouve les opinions les plus favorables au Kremlin, considérant à 19 % le pays comme « un allié ».
À l’inverse, c’est chez les sympathisants de Renaissance que l’on retrouve les positions les plus fermes à l’égard de la Russie, 47 % estiment que le pays est « un adversaire à combattre ». L’opinion des partisans des Républicains, du Parti socialiste et des écologistes se place également au-dessus de la moyenne nationale, considérant respectivement à 43 %, 42 % et 37 % Moscou comme « un adversaire ».
Jordan Bardella et Marion Maréchal, candidats aux européennes les mieux identifiés par les Français
À quelques mois des élections européennes, notre baromètre Odoxa réalise également un focus sur la popularité des principales têtes de liste du scrutin. C’est Jordan Bardella qui arrive en tête du sondage avec 33 % d’adhésion, devant Marion Maréchal qui recueille 26 % d’adhésion. La tête de liste Reconquête suscite tout de même davantage de rejet, sept points de plus, que son concurrent d’extrême droite.
Sans faire véritablement état des intentions de vote pour le scrutin du 9 juin, le baromètre montre surtout que les deux candidats d’extrême droite sont les têtes de liste les mieux identifiées par les Français pour ces européennes. Jordan Bardella et Marion Maréchal suscitent, en effet, respectivement 25 % et 24 % d’opinion indifférente. Au contraire des autres candidats, qui recueillent tous 50 % ou plus d’indifférence.
En termes de côte d’adhésion, c’est Raphaël Glucksmann (PS – Place publique) qui arrive en troisième position avec 15 %, devant Manon Aubry (La France insoumise) avec 14 %. Avec 10 % d’adhésion, la tête de liste Renaissance Valérie Hayer et le candidat Les Républicains François-Xavier Bellamy pointent à l’avant-dernière place de ce classement. Marie Toussaint, qui mène la liste écologiste, occupe la dernière place de ce sondage avec seulement 7 % d’adhésion et une part d’opinion indifférente qui dépasse les 60 %.
Méthodologie : Cette enquête a été réalisée les 19 et 20 mars, auprès d’un échantillon représentatif de 1005 Français, âgés de 18 ans et plus, interrogés par internet.
Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. Cette marge d’erreur signifie que le résultat d’un sondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part et d’autre de la valeur observée. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 %, la marge d’erreur est égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 et 22,5 %.
Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.
Droite comme gauche partent divisées pour l’élection municipale à Limoges. Ancien bastion de gauche passé à droite depuis 2014, la ville pourrait à nouveau changer de couleur politique. Le résultat du premier tour sera déterminant pour d’éventuelles alliances.
Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.
La veille des élections, les candidats et leurs équipes sont astreints au silence, concernant la propagande électorale : ils ne peuvent diffuser ni tracts, ni messages sur les réseaux sociaux. La diffusion de nouveaux sondages est également proscrite.