Paris: Jordan Bardella  debate with France’s Prime Minister Gabriel Attal
French far-right Rassemblement National (RN) party's President and leading candidate for the June 9 European union election Jordan Bardella waits for the start of a debate with France's Prime Minister Gabriel Attal on French state owned TV channel France 2, on May 23, 2024 in Aubervilliers, near Paris. //04SIPA_sipa0098/Credit:THOMAS SAMSON-POOL/SIPA/2405232114

Sondage : après son débat avec Attal, Bardella au plus haut à 34% d’intentions de vote, Hayer recule encore

L’avance considérable prise par la tête de liste RN sur ses autres concurrents pour les élections européennes du 9 juin prochain se confirme dans le dernier relevé du baromètre d’Odoxa, réalisé par Mascaret* pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Cette enquête d’opinion a été réalisée après le débat qui a opposé Jordan Bardella au Premier ministre Gabriel Attal le 23 mai. Dans le même temps, la majorité présidentielle continue de perdre du terrain dans les intentions de vote.
Romain David

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Il n’a jamais été aussi haut. Avec 34 % d’intentions de vote, Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes, engrange deux points en un mois et conforte sa position d’ultra-favoris, selon le dernier relevé du baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret* pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, et publié ce mardi 28 mai. À rebours, la liste de Renaissance, du Modem, d’Horizons et de l’UDI, conduite par Valérie Hayer, continuer de se tasser. Avec seulement 15 % d’intentions de vote, elle perd 0,5 point en un mois.

Dans la mesure où ce sondage a été réalisé après le débat Attal-Bardella du 23 mai, les 19 points qui séparent désormais le RN du camp présidentiel laissent entendre que cet affrontement n’a pas servi la cause des macronistes, quand bien même de nombreux commentateurs ont salué la bonne performance du Premier ministre face au président du RN. « Le débat Attal-Bardella n’a clairement pas profité à la liste Renaissance, ne permettant même pas à Valérie Hayer de maintenir une distance de sécurité avec le 3ème homme de cette élection, Raphaël Glucksmann », relève Gaël Sliman, président d’Odoxa.

La tête de liste Parti socialiste – Place publique, véritable outsider de cette campagne électorale, poursuit en effet sa belle progression. Alors que 13,5 % des sondés se disent certains d’aller voter pour lui si l’élection devait se tenir dimanche prochain, il grappille 1,5 point en un mois, soit la plus forte progression de ce baromètre après celle de Jordan Bardella. Avec une marge d’erreur comprise entre 1,8 et 2,5 points, le croisement des courbes espéré par les socialistes et redouté par Renaissance pourrait déjà être en train de se produire.

Intentions de vote ODOXA Mai

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Valérie Hayer, l’inconnue du scrutin

La dynamique Glucksmann se ressent également dans le classement des personnalités politiques suscitant le plus de sympathie, où il se maintient à la 12e place, avec une cote d’adhésion à 20 %, loin devant Valérie Hayer, à la 20e place avec seulement 11 % des Français interrogés qui disent éprouver de la sympathie à son égard.

« Avec toujours près d’un Français sur deux ne la connaissant pas (47 %), et surtout seulement 12 % de cote d’adhésion (en recul de 1 point depuis le mois dernier), contre 39 % de rejet (+4 points), la championne de Renaissance, non seulement ne progresse pas mais recule même dans l’opinion depuis un mois », relève Gaël Sliman. « Le fait qu’il ait fallu la remplacer par le ‘PM’dans un débat avec son rival du RN pour voler au secours de sa campagne n’a sans doute pas crédibilisé sa position dans l’opinion », note encore le sondeur.

Jordan Bardella, quant à lui, continue de caracoler dans les hauteurs du classement, à la seconde position, juste derrière Edouard Philippe, avec une cote d’adhésion à 36 %. « La domination de Jordan Bardella est écrasante. Avec 36 % de cote d’adhésion contre 40 % de « rejet », il est de loin la tête de liste la plus appréciée par les Français », souligne Gaël Sliman.

Tête de liste ODOXA mai

Queue de peloton

À la quatrième position des intentions de vote pour le scrutin du 9 juin prochain : la liste LFI de Manon Aubry, qui stagne à 7 %, à égalité avec celle du LR François-Xavier Bellamy, qui perd un point par rapport au classement du mois d’avril. François-Xavier Bellamy reste pourtant l’une des têtes de liste suscitant le plus de sympathie, derrière Jordan Bardella et Raphaël Glucksmann, avec 16 % d’adhésion.

En sixième position, l’écologiste Marie Toussaint. Avec seulement 6 % des intentions de vote, les verts pourraient voir leur belle performance de 2019 divisée par deux.

La liste Reconquête est à seulement 4 %… « alors même que la tête de liste Marion Maréchal est la 4ème personnalité politique préférée des Français », indique le président d’Odoxa. La nièce de Marine Le Pen a la particularité de susciter un fort niveau d’adhésion (27 %), de même qu’un très haut niveau de rejet (48 %).

Enfin, Léon Deffontaines, tête de liste PCF, arrive en fin de classement parmi les principaux partis politiques, avec seulement 2,5 % des personnes interrogées qui assurent vouloir voter pour le jeune candidat si le scrutin se tenait en fin de semaine.

Gabriel Attal plus populaire qu’Emmanuel Macron

Notons que ce baromètre consacre également la popularité du Premier ministre, Gabriel Attal, avec 44 % de jugements favorables (contre 54 % d’avis négatifs). Si sa cote d’adhésion n’a pas bougé après le débat qui l’a opposé à Jordan Bardella, il reste toutefois bien plus populaire qu’Emmanuel Macron qui, malgré une progression de deux points, engrange seulement 33 % de jugements positifs contre 66 % de négatifs.

*L’enquête a été réalisée les 23 et 24 mai 2024, sur Internet, auprès d’un échantillon de 991 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé, elle varie entre plus ou moins 1,9 et 4,2 points. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % ou de 80 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.

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