MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
Edouard Philippe, actuel maire du Havre.

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Un « come-back » fracassant. Edouard Philippe voit sa popularité auprès des Français largement renforcée après sa réélection comme maire du Havre, de quoi éclaircir l’horizon présidentiel de l’ancien Premier ministre, longtemps présenté comme l’un des hommes forts de 2027, mais qui a connu ces derniers mois un creux sondagier. Il affiche ainsi une cote d’adhésion de 36 % dans le baromètre Odoxa du mois de mars, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale*, soit un bond spectaculaire de huit points par rapport à février.

Edouard Philippe repasse devant Marine Le Pen (34 %), mais reste derrière Jordan Bardella. Le président du Rassemblement national conserve la tête du palmarès des personnalités politiques préférées des Français, avec un taux d’adhésion à 38 %, en progression de trois points. En revanche, l’ancien chef du gouvernement creuse l’écart avec Gabriel Attal (28 %), l’un de ses principaux concurrents pour représenter le bloc central en 2027.

palmares de l'adhesion

Surtout, « Edouard Philippe se réimpose plus que jamais comme le meilleur (voire le seul) candidat pour le ‘camp présidentiel’ : avec 47 % de Français pensant qu’il ferait un bon candidat pour son camp, il devance de 11 points Gabriel Attal (36 %) et de 15 points Gérald Darmanin (32 %). L’écart est encore plus net auprès des sympathisants du centre », analyse Gaël Sliman, le président d’Odoxa. Pour rappel, le président du parti Horizons avait conditionné sa candidature à l’Elysée à sa réélection préalable dans sa ville du Havre, dont il est le maire depuis 2010.

Une progression de 4 points au premier tour de la présidentielle

Alors que de nombreux responsables du centre et de la droite appellent à une candidature unique de ces deux familles politiques pour la présidentielle, Odoxa a testé le scénario d’une double candidature au premier tour, celle d’Edouard Philippe et de Bruno Retailleau, le président des Républicains. Si Jordan Bardella arrive largement en tête, avec 34 % d’intentions de vote, c’est Edouard Philippe qui se hisse sur la deuxième marche du podium, donné à 21 %, soit 4 points de plus qu’en novembre, contre seulement 8 % pour Bruno Retailleau.

Premiertour hypothèse Retailleau-Philippe

Avec le scénario d’une candidature commune qui serait incarnée par le Havrais, les 8 % de patron des LR se répartiraient entre Edouard Philippe et Jordan Bardella, qui se voient respectivement donnés à 25 et 38 % d’intention de vote au premier tour. « Ce scénario nous apporte une confirmation : l’électorat LR est aujourd’hui fracturable (voire fracturé) entre deux tropismes de force équivalente, l’un vers le centre, l’autre vers l’extrême-droite », analyse Gaël Sliman.

Premiertour hypothèse philippe seul

En tout état de cause, « Edouard Philippe serait aujourd’hui le seul candidat capable de se qualifier face au RN alors qu’il était encore concurrencé par Raphaël Glucksmann en novembre », souligne le président d’Odoxa. Dans les deux hypothèses testées, le co-fondateur de Place publique plafonne à 10 %, soit 3,5 points de moins qu’en novembre.

Nouveau favori du second tour

« Mais c’est surtout au second tour que l’on enregistre un total retournement de situation ! Philippe l’emporterait (52 % vs 48 %) aujourd’hui face à Bardella alors que ce dernier le battait encore nettement en novembre (53 % vs 47 %) », relève encore Gaël Sliman. « S’il y parvient, c’est que le maire du Havre part d’un socle de premier tour plus important qu’en novembre (+ 4 points), tout en améliorant tous ses reports de voix issus des candidats de premier tour : + 13 points auprès des électeurs Glucksmann de premier tour (75 % d’entre eux voteraient Philippe au second tour alors qu’ils n’étaient que 62 % en novembre dernier), + 16 points auprès des électeurs Mélenchon (51 % d’entre eux se tourneraient vers le maire du Havre) et + 29 points auprès des électeurs d’un autre candidat de gauche (Tondelier, Roussel, Arthaud). »

Second tour avec report de voix

Ces chiffres viennent confirmer une poussée déjà enregistrée par d’autres enquêtes d’opinion. Dans un sondage Elabe pour La Tribune Dimanche publié samedi, Edouard Philippe est crédité de 20,5 % à 25,5 % d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle, loin toutefois derrière la candidature RN, donnée à 31,5 %-35 %. Là encore, il est le seul candidat testé par cet institut susceptible de battre l’extrême droite au second tour de la présidentielle : à 53 % vs 47 % dans l’hypothèse d’un duel avec Marine Le Pen, et à 51,5 % vs 48,5 % si c’est Jordan Bardella qui remplace la députée du Pas-de-Calais, sur laquelle plane toujours une épée de Damoclès judiciaire.

*Méthodologie

L’enquête a été réalisée les 25 et 26 mars 2026, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % ou de 80 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris dans un intervalle entre 17,5 % et 22,5 %.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le

Paris French President Emmanuel Macron closing speech at the national convention on mental health
5min

Politique

SERIE D’ETE – Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? La santé mentale, Grande cause nationale

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce quatrième épisode : la santé mentale, Grande cause nationale de 2025 et de 2026.

Le