Sondage : Emmanuel Macron favori, mais une large majorité de Français juge négativement son bilan
Emmanuel Macron est la personnalité qui suscite le plus d’adhésion parmi les candidats à la présidentielle, sa cote de popularité remonte en février. Mais les Français jugent négativement en majorité son bilan, notamment sur le pouvoir d’achat ou l’immigration. Ce sont les principaux enseignements du baromètre politique réalisé par Odoxa et Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale.

Sondage : Emmanuel Macron favori, mais une large majorité de Français juge négativement son bilan

Emmanuel Macron est la personnalité qui suscite le plus d’adhésion parmi les candidats à la présidentielle, sa cote de popularité remonte en février. Mais les Français jugent négativement en majorité son bilan, notamment sur le pouvoir d’achat ou l’immigration. Ce sont les principaux enseignements du baromètre politique réalisé par Odoxa et Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale.
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Pas encore candidat déclaré, Emmanuel Macron apparaît en meilleure posture que bon nombre de ses adversaires dans le dernier baromètre politique Odoxa-Mascaret, réalisé pour Public Sénat, LCP et la presse régionale. Dans cette enquête datée des 15 et 16 février, le président de la République voit sa popularité se redresser légèrement en février, à 41 %, soit deux points en plus. Le rebond ne compense pas sa chute constatée en janvier (5 points), après ses propos polémiques sur les personnes non-vaccinées. Le chef de l’Etat, dont l’entrée en campagne se fait attendre, reste plus populaire que ses prédécesseurs récents, à la même époque.

La cote d'adhésion d'Emmanuel Macron

A 48 jours du premier tour de la présidentielle, une majorité de personnes interrogées commence à trouver le temps long. 71 % des Français estiment qu’il devrait déclarer sa candidature, contre 27 % seulement qui estiment que le président de la République peut encore retarder son annonce. La part des électeurs qui souhaitent voir Emmanuel Macron candidat a d’ailleurs augmenté au fil des derniers mois. Ils sont 45 % dans ce cas, contre 33 % à un an de l’élection, en avril dernier, et 36 % au mois de décembre 2021.

Cette position est partagée au-delà de sa propre base électorale. Les sympathisants socialistes sont 48 % à souhaiter sa candidature, une part qui montre à 53 % chez les sympathisants écologistes. Y compris chez les sympathisants des Républicains, près d’une personne sur deux (46 %) souhaite sa candidature.

Popularité d'Emmanuel Macron sur la proximité partisane

En termes de cote d’adhésion ou de rejet, Emmanuel Macron est relativement bien positionné par rapport aux 25 autres personnalités testées. 37 % de Français disent le soutenir ou ressentir de la sympathie pour lui, ce qui fait de lui la deuxième personnalité politique préférée des Français (ex aequo avec la ministre de la Culture Roselyne Bachelot). Seul son ancien Premier ministre, Edouard Philippe, fait mieux que lui.

Palmarès de l'adhésion - Odoxa février 2022

Valérie Pécresse et Fabien Roussel moins rejetés qu’Emmanuel Macron

Le chef de l’Etat est rejeté par 39 % des personnes interrogées (24 % ne savent pas s’ils l’apprécient ou le détestent). Il pointe à la 13e position, c’est-à-dire au milieu du classement. Dans ce tableau, deux candidats à la présidentielle suscitent moins de rejet : Valérie Pécresse (35 %) et Fabien Roussel (29 %). D’autres candidats sont, inversement, bien plus rejetés qu’Emmanuel Macron : le premier d’entre eux est Eric Zemmour (1er avec 57 %), suivi d’Anne Hidalgo ou Christiane Taubira (3e ex aequo avec 48 %), Jean-Luc Mélenchon (5e avec 47 %) ou Marine Le Pen (7e avec 44 %).

Si Emmanuel Macron fait dans cette enquête figure de favori par défaut, il reste toutefois jugé négativement sur son bilan. Dans chacun des grands domaines d’action passés au crible du baromètre Odoxa, les jugements négatifs l’emportent toujours sur la part des personnes satisfaites. Plus de 6 Français sur 10 jugent que son action a été négative sur la santé (61 %), sur la fiscalité (62 %), sur l’environnement (66 %) ou encore l’éducation (66 %). La défiance est encore plus importante s’agissant de l’immigration (76 % des personnes insatisfaites) et du pouvoir d’achat (74 %), thème central dans cette campagne présidentielle.

Perception de l'action d'Emmanuel Macron dans différents domaines

Les avis sont un peu moins sévères sur le terrain de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme (57 % d’avis négatifs) ou le chômage (57 %). Seul le bilan sur la place de la France dans le monde, prérogative présidentielle par excellence, ne permet pas de dégager une tendance nette : 49 % des Français jugent positif le bilan du quinquennat en la matière, contre 50 % négativement.

Plusieurs concurrents du chef de l’Etat voient leur cote d’adhésion progresser par rapport à la précédente enquête. Marine Le Pen n’apparaît pas fragilisée par les départs au sein de son camp. La candidate du Rassemblement national progresse de deux points, pour atteindre une cote de 34 % d’adhésion. Eric Zemmour est désormais à 23 % (+ 3 points). Les Républicains peuvent s’inquiéter, puisque Valérie Pécresse recule de trois points, à 27 %.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon reste la personnalité suscitant le plus d’adhésion (26 %, +3 points). Le communiste Fabien Roussel bondit de 9 points, pour atteindre 22 %. Yannick Jadot effectue aussi une remontée notable, à 21 % (+ 5 points). Christiane Taubira, en difficulté dans les intentions de vote comme dans sa récolte de parrainages, recule à 21 % (- 2 points). Anne Hidalgo, à 15 % d’adhésion (+ 2 points) reste loin derrière.

Méthodologie

L’enquête a été réalisée auprès dun échantillon de Français interrogés par Internet les 15 et 16 février 2022. L’échantillon comprend 1 005 Français, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de linterviewé après stratification par région et catégorie dagglomération. La marge derreur des résultats densemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,4 et 3,1 points.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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