Politique
Le président du groupe des sénateurs macronistes (RDPI), François Patriat a plaidé pour un recours aux ordonnances pour faire passer rapidement le budget.
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Emmanuel Macron enregistre un très léger mieux, sans parvenir à inverser réellement la tendance. D’après la dernière enquête d’opinion d’Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, le chef de l’État gagne un point en un mois, mais sa cote reste extrêmement basse. Seuls 21 % des Français le considèrent comme un « bon Président », contre 78 % qui estiment qu’il fait un « mauvais » chef de l’État. Il se classe ainsi parmi les responsables politiques les plus impopulaires, affichant un taux de rejet élevé (57 %), juste derrière Jean-Luc Mélenchon, qui atteint un record de 66 %.
Le président n’est soutenu que par un cercle restreint au-delà de ses propres partisans. S’il conserve l’appui de 76 % des sympathisants Renaissance, ceux-ci ne représentent que 7 % de la population en âge de voter. Les autres électorats eux sont massivement défavorables : 73 % des proches des Républicains, 77 % du Parti socialiste, 80 % des écologistes, 83 % de La France insoumise et 92 % du Rassemblement national jugent Emmanuel Macron comme un mauvais président. Il peine toujours à retrouver ses niveaux d’avant l’été « 29% en mai dernier ». Avant la séquence « européennes, dissolution, perte des législatives et remaniement récurrents ». »
À Matignon, la dynamique est toute autre. En pleine crise politique et durant le vote du budget de la Sécurité sociale, le Premier ministre enregistre une progression notable. Après une baisse de deux points en octobre, Sébastien Lecornu bondit de six points en novembre, atteignant 36 % d’opinions favorables.
Le détail par famille politique révèle des contrastes importants. 49 % des sympathisants socialistes le jugent comme un « bon Premier ministre ». À l’inverse, les électeurs du Rassemblement national se montrent les plus critiques, avec seulement 18 % d’opinions positives. Du côté de La France insoumise, un quart des sympathisants (25 %) le considère comme un bon chef du gouvernement.
Si la bataille du budget n’est pas encore achevée, la séquence de novembre s’est avérée plus favorable pour le Premier ministre. « Ses annonces, notamment les mesures contre le narcotrafic ou la réforme des Agences régionales de santé (ARS) ont été perçues comme plus consensuelles. Son positionnement de gestionnaire rassurant, dans une période de grande instabilité politique, pourrait également expliquer ce redressement. » analyse Gaël Sliman.
Méthodologie
L’enquête a été menée en ligne, les 19 et 20 novembre 2025, auprès d’un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population de 18 ans et plus.
La représentativité a été assurée par la méthode des quotas, appliquée au sexe, à l’âge, et à la profession des répondants, après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Comme tout sondage, celui-ci comporte une marge d’erreur. Dans un échantillon de 1 000 personnes, un résultat de 20 % (ou 80 %) présente ainsi une incertitude d’environ ± 2,5 points.
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