Sondage : Emmanuel Macron reste un mauvais président pour  77 % des Français
Crédit : Jeanne Accorsini / SIPA / 2602231244

Sondage : Emmanuel Macron reste un mauvais président pour  77 % des Français

La cote de popularité du président de la République est restée inchangée au mois de février, selon le baromètre Odoxa réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Celle de son Premier ministre Sébastien Lecornu se maintient au-dessus.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Pas d’amélioration pour le chef de l’Etat en termes de confiance, après un léger rebond le mois dernier dans une actualité de tensions avec les Etats-Unis. Seuls 23 % des Français le considèrent comme un bon président de la République, selon le baromètre Odoxa réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, publié ce 23 février.

La cote de popularité du président de la République reste durablement, depuis la dissolution du mois de juin 2024, sous la barre des 30 % de bonnes opinions. Emmanuel Macron est toutefois remonté depuis le trou d’air d’octobre, où il était tombé à 20 % de popularité.

La situation est davantage sous contrôle pour son Premier ministre. Sébastien Lecornu, qui en a désormais terminé avec le long feuilleton budgétaire, bénéficie de 34 % de bonnes opinions, c’est un point de plus sur un mois. Il se situe à un niveau supérieur à sa popularité au moment de son arrivée à Matignon. Appelé à succéder à François Bayrou en septembre, il ne réunissait alors que 32 % d’opinions favorables.

Gérald Darmanin fait désormais jeu égal avec Edouard Philippe

Concernant les autres personnalités, Jordan Bardella se maintient à la première place du palmarès, avec 35 % de bonnes opinions, en légère baisse par rapport au mois précédent (-2 points). Marine Le Pen résiste, malgré la tenue de son procès en appel dans l’affaires des assistants parlementaires du Rassemblement national, avec une cote de popularité à 33 % (-1 point).

Il y a du mouvement en revanche à la troisième place (à 28 %), occupée à la fois par le garde des Sceaux Gérald Darmanin et le maire du Havre Edouard Philippe. La popularité du premier progresse de trois points, et celle du second a diminué de 2 points. Gabriel Attal, autre présidentiable potentiel au centre, voit sa cote d’adhésion chuter de 3 points, à 27 %. Bruno Retailleau, qui s’est lancé ce mois-ci dans la course vers la présidentielle, progresse de 2 points à 26 %, au coude à coude avec Sébastien Lecornu (-1 point). La première personnalité de gauche pointe à la 8e place. Le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann se maintient à 22 % de soutien et sympathie dans ce classement.

Jean-Luc Mélenchon rejeté par 71 % des Français

Concernant le classement des personnalités les plus impopulaires, Jean-Luc Mélenchon reste de loin la personnalité la plus rejetée du baromètre, avec 71 % de mauvaises opinions. Dans un contexte difficile pour son mouvement La France insoumise, avec deux proches du député Raphaël Arnault mis en examen dans l’affaire du meurtre de Quentin Deranque, l’ancien candidat à la présidentielle voit sa cote d’impopularité gonfler de deux points en plus. Emmanuel Macron, avec 58 % de mauvaises opinions (+1 point), le précède. Viennent ensuite le député UDR et candidat à la mairie de Nice Eric Ciotti, rejeté par 53 % des Français. C’est autant que la ministre de la Culture et candidate de la droite à la mairie de Paris, Rachida Dati.

Méthodologie : l’enquête a été réalisée les 18 et 19 février 2026, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Sondage : Emmanuel Macron reste un mauvais président pour  77 % des Français
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le