François Fillon, en forte baisse sur un mois (-6,5) avec 18,5% d'intentions de vote, se voit distancé par Marine Le Pen (26%) et Emmanuel Macron (23%) au 1er tour de l'élection présidentielle, selon un sondage Ipsos Sopra Steria diffusé jeudi.
Affaibli par les soupçons d'emplois fictifs de son épouse, le candidat de la droite et du centre serait éliminé dès le 1er tour. La baisse de François Fillon est particulièrement sensible chez les proches du parti Les Républicains, auprès desquels il chute de 13 points.
La candidate du Front national est stable et l'ex-ministre de l'Economie progresse de 2 points, selon cette enquête effectuée pour le Cevipof (Sciences Po) et Le Monde.
En forte hausse depuis sa victoire à la primaire socialiste élargie fin janvier, Benoît Hamon a plus que doublé les intentions de vote en sa faveur, avec un bond de 7,5 points à 14,5%. Jean-Luc Mélenchon, en baisse de 2 points à 12%, pointe désormais derrière le candidat socialiste.
Un électeur interrogé du deux affirme cependant que son choix "peut encore changer" avant le 1er tour.
Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est crédité de 3%, l'écologiste Yannick Jadot de 2%.
Evolution des derniers sondages du 1er tour de la présidentielle depuis le début du mois janvier, avec marge d'erreur de chaque enquête incluse
AFP
Dans l'hypothèse d'une candidature de François Bayrou, le président du MoDem est crédité de 6% d'intentions de vote. Emmanuel Macron obtiendrait alors 20%, et François Fillon 17,5%.
A propos de "l'affaire Fillon", 47% des personnes interrogées affirment avoir ressenti "de la colère" et 30% se disent "surtout déçues", 2% le soutiennent et 9% trouvent "scandaleuses les attaques dont il fait l'objet".
Enquête réalisée en ligne du 7 au 12 février auprès de 15.874 personnes de 18 ans et plus, dont 11.020 "certaines d'aller voter à la présidentielle", selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,2 à 0,8 point.
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.
Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.
À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.
Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.